Des milliers de personnes ont défilé dimanche sous un soleil éclatant à Paris, à l'initiative de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, en marge d'un concert organisé par le parti de Jean-Luc Mélenchon pour célébrer la Fête de la musique sur la place de la République.
« Le racisme ne disparaît pas de lui-même, tout comme les discriminations », a déclaré l'élu, lançant la marche devant un public engagé. Selon les autorités, ils étaient environ 4.300 à répondre à l’appel.
Des drapeaux palestiniens et les couleurs du mouvement Insoumis flottaient dans l'air, tandis que des slogans antifascistes retentissaient dans les rues. « Nous partons de Barbès, un quartier populaire et multiculturel », a souligné M. Bagayoko, qui a promis un avenir inclusif pour la France, soutenu par les applaudissements de la foule.
La procession a vu la participation de nombreux élus, dont Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon lui-même. Ce dernier, interrogé sur l’impact de sa présence, a jugé que Bally Bagayoko n’avait pas besoin de lui pour faire entendre sa voix.
La chaleurs pesante, avec des températures approchant les 37 degrés, a réduit la participation, certaines personnes exprimant leurs regrets quant à l'absence de plus de manifestants. Loïc Clain, 36 ans, a partagé son inquiétude face à la montée du racisme en France.
La place de la République ne montrait pas le plein malgré la mobilisation, et près de la scène où un concert se tenait, une bannière proclamant « Concerts antiracistes » affichait les ambitions politiques de LFI pour les élections de 2027. Des messages comme « la planification écologique » et « l’égalité des droits » ponctuaient l'espace.
Louise, 36 ans, une sympathisante du mouvement, a affirmé : « Je voterai Mélenchon en 2027, c'est la seule option politique qui vaille ». Elle a souligné l'importance de lier festivité et engagement dans ce type d'événement.
Martin, un autre participant, est venu pour le concert, mais a affirmé qu'il valait la peine de se montrer après l'interdiction initiale du rassemblement, déclarée inacceptable par le tribunal administratif de Paris.
Enriqué par des performances engageantes, le concert a conclu sur des refrains mémorables, célébrant la détermination des jeunes face aux extrêmes. L’événement réaffirme la vitalité du mouvement contre le racisme et l’extrême droite en France, servant à rappeler l'importance de la solidarité et de la résistance.







