Pour faire face au surtourisme, la ville de Venise, en Italie, envisage d'augmenter le prix d'entrée pour ses touristes. Actuellement compris entre 5 et 10 euros, le tarif pourrait atteindre 50 euros, selon les informations rapportées par France Info.
Si une telle mesure est mise en place, elle risque de susciter des réactions négatives, tant en Italie qu'à l'étranger. Afin de réguler l'afflux de visiteurs, les autorités vénitiennes ont instauré en 2024 une taxe obligatoire pendant les jours de forte affluence.
Le dispositif, qui n'était initialement applicable que 29 jours par an, sera étendu à 45 jours en 2025 et 60 jours en 2026. À l'heure actuelle, chaque touriste de plus de 14 ans doit verser cinq euros, un tarif doublé si la réservation est effectuée moins de quatre jours avant la visite. En 2025, cette taxe touristique a généré 5,5 millions d'euros.
"Le nombre de touristes n’a pas augmenté"
Bien que le nombre de visiteurs ne semble pas diminuer, Michele Zuin, adjoint au budget, a expliqué à nos confrères de France Info que "contrairement à d'autres villes, le nombre de touristes à Venise n’a pas augmenté".
Il a ajouté que le faible coût d'entrée n'a pas eu l'effet escompté pour diminuer l'afflux. Par conséquent, une augmentation significative du prix est désormais envisagée, avec un tarif pouvant atteindre 50 euros pour les réservations de dernière minute.
"Les gens vont restreindre leurs dépenses"
Le but est de décourager les touristes de passage qui ne dépensent pas localement, en évitant notamment de consommer dans les restaurants ou de séjourner sur place.
Cependant, Matteo Secchi, membre d’une association d’habitants, a exprimé ses inquiétudes : "Les gens risquent de diminuer leurs dépenses dans les établissements de restauration et les boutiques de souvenirs." Les implications économiques de cette mesure soulèvent donc des préoccupations légitimes.
Enfin, des complications juridiques pourraient entraver l'application de cette initiative. En effet, il serait délicat de faire payer des citoyens italiens pour accéder librement à leur propre ville.







