L'ex-Premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, se retrouve au cœur d'une tourmente judiciaire suite à sa comparution devant le juge le 17 juin. Accusé de trafic d'influence, l'homme politique n'a pas su dissiper les doutes qui l'entourent, rapportent nos confrères du journal catalan La Vanguardia.
« Quel crédit lui reste-t-il ? » s'interroge le quotidien dans son éditorial. Zapatero, qui a dirigé le gouvernement espagnol de 2004 à 2011, a eu l'occasion de se défendre face au magistrat José Luis Calama, mais n’a pas convaincu, selon La Vanguardia. Malgré cela, aucune mesure préventive n'a été prise contre lui, malgré les demandes de la procureur anticorruption espagnole.
Le juge soupçonne Zapatero d'être à la tête d'un réseau de trafic d'influence, en lien avec le sauvetage de la compagnie aérienne Plus Ultra Líneas Aéreas, ayant bénéficié d'un prêt public de 53 millions d'euros en mars 2021. Zapatero a formellement nié avoir touché des rémunérations en lien avec cette affaire, mais son alibi n'a pas paru convaincant.
D'où viennent les bijoux ?
Parallèlement, l’affaire des bijoux d'une valeur de 1,3 million d'euros retrouvés chez lui lors d'une perquisition soulève également des questions. Selon les informations fournies par La Vanguardia, ces bijoux auraient été offerts par l'ex-roi saoudien Abdallah ben Abdulaziz Al Saoud en 2007, destinés à son épouse, Sonsoles Espinosa. Le couple aurait été ignorant de leur valeur réelle.
Ces objets de luxe, remis durant une visite officielle, alimentent désormais les spéculations le concernant. Zapatero a promis de clarifier la provenance de ces bijoux dans les jours à venir, mais les doutes persistent quant à sa transparence.
Un homme jadis admiré comme un pilier du socialisme en Espagne est désormais perçu comme une « idole déchue », appauvrissant l'image du gouvernement actuel dirigé par le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, proche de lui. L'ombre de ces affaires semble de plus en plus pesante sur l'avenir de la gauche espagnole.







