«Uit je Hart, uit je Huid » (Du fond du cœur, hors de la peau), c'est le message que porte la campagne de la fondation Spijt van Tattoo aux Pays-Bas. Cette initiative vise à sensibiliser et collecter des fonds pour effacer les tatouages imposés aux femmes sous la contrainte, comme l’a rapporté Telegraaf.
Joke, une Néerlandaise, a récemment pris la parole pour illustrer son parcours de survie. Pendant trois longues années, elle a bénéficié du soutien d’une équipe composée d’un médecin spécialisé, d'une artiste tatoueuse et d’un expert en effacement au laser, afin de retirer les 250 tatouages, représentant son ex-partenaire. Ce dernier lui avait imposé ses initiales sur presque tout son corps, une réalité tragique amplifiée par des manipulations émotionnelles, comme le soulignent les responsables de la fondation.
Ces encrages, souvent réalisés avec un matériel de tatouage acheté en ligne, sont le reflet d’une violence systémique que vivent de nombreuses femmes aux Pays-Bas, ajoute la fondation. Dans un témoignage marquant, Joke partage que, malgré l'effacement physique de ces marques, les séquelles psychologiques demeurent intactes. Elle a vécu des années d'abus psychologiques, où elle était constamment rabaissée.
« Les tatouages ont disparu, mais les cicatrices émotionnelles persistent », explique-t-elle. À ce jour, la campagne a récolté plus de 22 000 euros sur les 30 000 visés pour soutenir d'autres victimes. Pour faire un don, vous pouvez consulter la cagnotte dédiée.







