Le prochain Mondial de l'Auto promet d'être un véritable affrontement entre les géants chinois et européens. Pour cette 91e édition, les principaux acteurs européens seront sur le devant de la scène, confrontés à une multitude de marques chinoises.
À l'approche de cet événement, prévu du mardi 13 au dimanche 18 octobre à Paris Expo Porte de Versailles (avec une journée presse le lundi 12 octobre), la première liste des exposants vient d'être publiée, dessinant les contours de cette compétition épique.
En dépit de la forte concurrence des marques traditionnelles, tant européennes qu'américaines, les constructeurs chinois font preuve d'une détermination remarquable, une offensive que souligne Le Monde, mettant en lumière la transformation profonde du marché automobile mondial.
Vers un nouveau record de fréquentation ?
Pour accueillir cet affrontement au sommet, le salon maintient son format réduit tout en affichant d'ambitieux objectifs de fréquentation. En 2024, le Mondial avait enregistré plus de 500 000 visiteurs, une augmentation de 27 % comparé à 2022. En 2026, les organisateurs conservent ce format de six jours d'ouverture au public.
Bien que ce chiffre soit éloigné du record de 1,4 million de visiteurs de 2008, le salon a prouvé sa capacité d'attraction, particulièrement depuis le retour post-Covid, en affichant une fréquentation quotidienne supérieure à celle observée en 2008.
L'Europe fait bloc avec des retours majeurs
Pour ne pas céder face à la concurrence, l'ensemble de l'industrie européenne se mobilise en force, bien plus que lors de l'édition précédente. Alors que le Mondial 2024 comptait 48 constructeurs, l'édition 2026 affiche déjà un plateau équivalent à cinq mois de l'ouverture.
Cette édition représente une véritable union sacrée des marques traditionnelles. Les géants tels que Renault et Stellantis, avec une volonté d'affirmer leur présence, vont déployer l'intégralité de leurs forces, incluant plusieurs marques sous leurs ailes.
Les constructeurs allemands, avec Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, semblent tout aussi déterminés à profiter de cet événement, et la présence de Toyota, leader mondial, reste encore incertaine.
Flou des frontières industriels
Cette compétition discretement géopolitique révèle néanmoins une complexité cachée. Des marques telles que Smart et Volvo, bien que d'apparence européennes, ont des liens profonds avec des géants chinois comme Geely, rendant floues les frontières nationales dans l'industrie.
Une offensive chinoise renforcée
La présence inédite de marques chinoises au Mondial transformera cet événement en un véritable espace de démonstration de la compétitivité du pays sur la scène mondiale. BYD, XPeng et Leapmotor, entre autres, s'annoncent déjà comme des participants clés.
Avec une liste de 16 constructeurs көз garantis, dont les nouveaux entrants comme Geely et Zeekr, l'ampleur de la représentation chinoise est un signe clair de leur ambition.
Ford et Lucid dans la délégation américaine
Les compagnies américaines, dont Ford et Lucid, ne manqueront pas d'attirer l'attention, tandis que Tesla et Cadillac n'ont pas encore confirmé leur présence.
Innovations et tests de véhicules autonomes
En plus d'un espace d'essai classique, le Mondial 2026 mettra en avant un espace dédié aux tests de véhicules autonomes, marquant une première pour un salon automobile en Europe. Cela permettra aux visiteurs de découvrir les technologies de conduite du futur dans des conditions réelles.







