Le 25 octobre, la directrice générale de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), Anne-Claire Mialot, a annoncé que 69 000 logements sociaux avaient été livrés dans le cadre du Nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU). Cette nouvelle est survenue lors de son intervention devant la commission des Affaires économiques du Sénat, où elle a également apaisé les craintes concernant la santé financière de l'agence.
Selon Mialot, le NPNRU est dans une phase d'exécution active, avec 81 % du programme engagé financièrement d'ici fin 2025. Plus de 80 % des réhabilitations ont été menées dans le respect de normes énergétiques élevées, atteignant l’étiquette B de performance. En parallèle, 46 000 logements ont été démolis, mais leur offre est en cours de reconstitution dans les grandes villes. L'agence a également livré 341 équipements, dont de nombreuses écoles, contribuant ainsi au développement des infrastructures.
Situation financière stabilisée
Concernant les inquiétudes entourant la trésorerie de l’agence, Mialot a évoqué une amélioration significative avec une contribution présidentielle augmentée à 116 millions d’euros, permettant ainsi d’envisager une fin d'année 2026 sans obstacles financiers majeurs. Elle a insisté sur l'importance d'un troisième programme Anru pour assurer la continuité de ces initiatives, essentielles pour le bien-être des citoyens et la cohésion sociale de notre pays. « Nous devons garantir la qualité de vie dans tous les quartiers », a-t-elle affirmé.
Des perspectives audacieuses
La sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassone a mentionné que le futur programme Anru 3 pourrait concerner 150 quartiers prioritaires, représentant une réduction par rapport aux 447 présentés dans le programme actuel. Le budget alloué pourrait varier entre 5 et 7 milliards d'euros s’étalant sur une période de dix ans (2030-2040). Cette évolution a été confirmée par le cabinet du ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, comme un véritable défi au niveau national.
Actuellement, certains sénateurs ont proposé la suppression de l’Anru, arguant un besoin de simplification au sein des agences de l'État. Mialot a répondu affirmativement en indiquant qu'une telle suppression pourrait perturber la gestion des programmes existants tout en appelant à une réflexion sur des marges de manœuvre pour le déploiement des initiatives urbaines.







