Depuis le 1er septembre 2024, Joseph, étudiant en cinquième année de médecine, et Saoirse, major de promo de sa faculté de Lettres, vivent dans un appartement de 40 mètres carrés à la résidence universitaire Crous Romain-Gary à Nice. Leur joie s'est intensifiée il y a dix mois avec la naissance de leur enfant, mais ce nouvel arrivant ne semble pas bienvenu aux yeux du Crous, qui exige maintenant leur expulsion.
En juillet 2025, après l'arrivée de leur fille, le couple s'est heurté à une triste réalité. Un courrier daté du 4 décembre 2025, envoyé par la direction académique, les informe de la nécessité de justifier leur statut d'étudiants. Saoirse, ayant décidé de suspendre ses études pour s'occuper de leur enfant, se voit confrontée à un dilemme. Elle déclare à Nice-Matin : "On a reçu un courrier d'expulsion".
Le statut d'étudiant en question
Le règlement de la résidence stipule qu'au moins une personne du couple doit être étudiante pour occuper le logement. Selon Joseph, cet aspect juridique leur accorde toujours le droit de rester, malgré la décision du Crous. Il commente : "Le règlement précise qu'une seule personne doit en effet avoir le statut d'étudiant".
Les parents déplorent également une incohérence dans la politique d'hébergement. "Ils nous disent qu'en raison d'un changement de réglementation, les enfants sont désormais interdits dans les résidences, mais ils ont mis à jour le règlement pour permettre la présence d'animaux domestiques dans des logements de 9 et 18 mètres carrés", fait remarquer Saoirse, choquée par cette contradiction.
Un avenir incertain
Leur échéance pour quitter le logement est prévue pour fin juin, laissant le couple sans alternatives. Joseph souligne l'absence de soutien du Crous pour des familles dans leur situation : "Malgré nos démarches, nous nous retrouvons à la rue sans aucune aide du Crous, bien qu'ils soient censés fournir ce type de soutien".
Mireille Barral, directrice du Crous, a précisé à Nice-Matin que l'organisme n'a pas voulu "mettre le couteau sous la gorge" du couple. Elle rappelle que le règlement national interdit l'hébergement d'une tierce personne, soulignant la position stricte du Crous à ce sujet.







