Une vive polémique a éclaté sur les réseaux sociaux après qu'un groupe d'étudiants a incendié une poupée à l'effigie de Jordan Bardella lors du carnaval d'Hasparren, le samedi 7 février. Le procureur de la République de Bayonne a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire.
Le carnaval d'Hasparren, situé au cœur du Pays basque, a été marqué par un incident spectaculaire, touchant de près la sphère politique. Pendant l'événement, une poupée à l’effigie de Jordan Bardella, leader du Rassemblement National, a été brûlée. Le mannequin arborait un brassard avec le slogan "I love Marine" sur son bras gauche, tandis qu’un autre, en rouge, affichait les initiales RN sur le bras droit.
Les images de cet acte provocateur ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant une vive controverse. Des personnalités politiques se sont exprimées, notamment des membres de la droite et de l'extrême droite, prenant publiquement position en faveur de Bardella.
Une enquête sur des faits potentiellement répréhensibles
Suite aux réactions émises sur les réseaux sociaux, le parquet de Bayonne a décidé de traiter cette affaire. Mariel Garrigos, la procureure de la République, a confirmé, dans un communiqué, l'ouverture d'une enquête préliminaire le 12 février. "Ces événements étant susceptibles de constituer des infractions, nous devons nous pencher sur la situation", a-t-elle affirmé.
Matthieu Valet, porte-parole du Rassemblement National, a vivement critiqué cet événement sur X, soulignant qu'il s'agissait d'une action orchestrée par l'extrême gauche, qui selon lui, transforme le carnaval en une tribune de la haine : "L’extrême-gauche assume la violence comme mode d’expression politique."
De son côté, le député RN Philippe Ballard a également condamné cet acte, qualifiant la situation de "mise en scène de haine politique" et a exprimé son indignation face à la banalisation de la violence, affirmant que l'implication d'enfants dans de telles actions était véritablement honteuse.







