Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 s'annoncent riches en rebondissements dans plusieurs grandes villes françaises. Voici un état des lieux des communes où un changement de majorité pourrait survenir.
À l'approche de ces élections, des villes emblématiques comme Paris, Marseille et Lyon deviennent le théâtre de luttes acharnées entre candidats. Une analyse de Actu révèle les mairies menacées d'un basculement politique.
Le Rassemblement National, fort de récents succès au sud de la France, met l'accent sur Toulon avec Laure Lavalette, figure montante du parti. Cette ville est emblématique, ayant été la première grande victoire du FN en 1995. Par ailleurs, les occasions de conquête sont nombreuses à Carcassonne, Cagnes-sur-Mer, Menton et Lens.
Sur le flanc gauche, La France Insoumise pourrait réaliser un exploit en s'emparant de Roubaix, une ville de près de 100 000 habitants, avec David Guiraud en tête de liste. Jean-Luc Mélenchon a obtenu une performance notable lors de la présidentielle, laissant entrevoir des possibilités à Saint-Denis, La Courneuve ou Évry également.
Les socialistes, pour leur part, ciblent Strasbourg et Saint-Étienne, cette dernière étant encore marquée par le scandale de Gaël Perdriau. Amiens est aussi dans le viseur, soutenue par François Ruffin, figure connue du PS.
Le Parti Communiste, après avoir réussi à s'établir à Montreuil et Vitry-sur-Seine, vise des victoires à Nîmes contre les adjoints du maire sortant et Julie Sanchez, figure du Rassemblement National, tout en préparant des répliques contre l'ancien Premier ministre Édouard Philippe.
La reconquête des Républicains
Pour les Républicains de Bruno Retailleau, conquérir Paris et Lyon aurait une valeur symbolique forte, mais plusieurs municipalités écologistes, comme Besançon et Bordeaux, sont également dans le collimateur. Des alliances avec des partis centristes pourraient redessiner la carte électorale.
À Besançon, Ludovic Fagaut, candidat LR, soutenu par le MoDem, voit ses chances augmentées, n'ayant échoué que de peu lors des élections précédentes, tandis qu'à Bordeaux, l'ancien ministre Thomas Cazenave s'efforce de relancer une dynamique de droite face à un maire écologiste.
Les bastions écologistes à défendre
De leur côté, les écologistes d'EELV sont déterminés à ne pas céder du terrain, soucieux de préserver Bordeaux, où les résultats prévoient un match très disputé. Ils visent également à maintenir leurs positions dans des villes comme Grenoble, Tours et Poitiers, même si la multitude de candidatures à gauche complique la situation.
Marine Tondelier, à la tête d'EELV, admet que des défis se profilent à Lyon et Strasbourg, mais elle reste optimiste quant à d'autres opportunités, mentionnant des villes comme Lorient, Mulhouse et Fécamp comme des potentiels gains pour les écologistes.







