La situation s’aggrave avec l’ouverture de plusieurs enquêtes au parquet de Paris sur la dangereuse affaire des laits infantiles.
Le 30 janvier, le pôle santé publique du parquet de Paris a divulgué l’ouverture de cinq enquêtes touchant des marques prestigieuses telles que Nestlé, Lactalis, Danone, Babybio et La Marque en moins, dans le cadre d'une affaire ayant causé trois décès en France et plusieurs cas d’hospitalisation. Le parquet se concentre sur des accusations graves telles que « mise en danger de la vie d'autrui » et « tromperie sur une marchandise », comme précisé dans leur communiqué.
Ces enquêtes sont dirigées par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) ainsi que la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). Ce faisceau d’investigations intervient en raison d’un nombre croissant de plaintes déposées à travers le pays, incluant celle de l’association Foodwatch, qui a joint sa voix à celle de familles touchées par des cas de vomissements liés à ces produits laitiers.
Parallèlement, l’enquête locale se poursuit à Angers, Bordeaux et Blois, élevant la nécessité d’établir un lien entre ces tragédies et la consommation de lait contaminé. Cette affaire a pris de l’ampleur depuis la mi-décembre, avec un premier rappel massif de lots de lait par Nestlé, suivi de décisions similaires d’autres acteurs majeurs du secteur.
La France se distingue en étant le seul pays européen à avoir enregistré des décès liés à cette crise, soulignant l’urgence et la gravité de la situation. À l’heure actuelle, bien que ces événements soient alarmants, aucun lien direct n'a été confirmé par les autorités, qui poursuivent leurs analyses. Selon Radio France, ces études sont désormais confiées à l’Institut belge de santé publique, Sciensano, en raison d'un manque de ressources en France.
Face à cette crise, l’Association pour la santé des enfants (APS-Enfants) a également réagi en déposant trois plaintes pénales auprès des parquets de Paris, Bordeaux et Angers, abordant les responsabilités nationales et les qualifications potentielles d’homicides involontaires. Les conséquences de cette affaire alarmante sur la santé des nourrissons exigent une attention immédiate et des réponses claires et appropriées des autorités compétentes.







