La controverse autour d'une tribune critiquant Vincent Bolloré ne faiblit pas. L'actrice Juliette Binoche, qui avait co-signé ce texte, a récemment déclaré qu'elle « regrettait » l'utilisation du terme « fasciste ». Ses commentaires ont été rapportés par La Tribune Dimanche, où elle a expliqué : « Je reconnais que le mot 'fasciste' était inapproprié. »
Binoche a également exprimé des regrets concernant la réception houleuse de certains films au Festival de Cannes, notamment lors des projections marquées par l'apparition du logo de Canal+. Elle a noté qu’elle a regretté « le rapport démesuré du directeur de Canal+ à cette situation », ajoutant qu'elle avait partagé des réflexions similaires plus tôt sur France Culture.
Les menaces de Maxime Saada
Suite à la publication de la tribune à mi-mai, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a menacé de cesser le financement des films réalisés par les signataires de la tribune. Lors de l'assemblée générale de son groupe, il a affirmé : « Si quelqu'un vous traite de fasciste et vous demande de l'argent, vous pourriez ne pas vouloir le lui donner. Nous agirons de la même manière, » évoquant ainsi un préjudice à la réputation de Canal+, l'un des principaux soutiens du cinéma français.
Une tribune au vitriol contre Bolloré
La tribune, qui dénonçait l'influence croissante de l'extrême droite dans le cinéma, mettait en lumière l'emprise que Vincent Bolloré exerce sur le secteur. Le texte affirmait que laisser le cinéma français entre les mains d'un patron ayant des liens avec l'extrême droite pourrait entraîner une homogénéisation des œuvres et une prise de contrôle de l'imaginaire collectif.
Malgré ses regrets sur certains termes, Juliette Binoche a souligné que son soutien à la solidarité entre artistes et techniciens demeurait intact. Elle a décrit les efforts des équipes de Canal+ pour maintenir la diversité artistique, affirmant qu'elles « travaillent avec acharnement pour équilibrer les expressions créatives. »







