L'ancien ministre et figure incontournable du centrisme français, André Santini, est décédé à 85 ans. Il a marqué la ville d'Issy-les-Moulineaux, qu'il a dirigée pendant plus de quarante ans, de son empreinte. Son décès a été annoncé par Le Parisien et confirmé par Philippe Knusmann, un de ses adjoints.
Santini, qui a remporté la mairie d'Issy pour la huitième fois en mars dernier, a mené sa campagne depuis l'hôpital à la suite d'un accident. Avec 48 % des voix, il a su convaincre malgré une opposition à gauche et de droite, témoignant de son influence durable.
"Je reviens de loin", avait-il déclaré lors d'un moment de camaraderie avec ses proches, avant d'ajouter avec son humour caractéristique qu'il lui restait "un peu de sang à utiliser et un morceau de cœur". Sa personnalité joviale lui a valu plusieurs distinctions en matière d'humour politique.
Député des Hauts-de-Seine durant près de trente ans et vice-président de la Métropole du Grand Paris, Santini a également été ministre délégué, jouant un rôle clé dans la transformation d'Issy en une ville prospère attirant des entreprises telles que Microsoft et Coca-Cola.
Son décès a provoqué une vague d'hommages. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a noté qu'il avait participé à la métamorphose d'Issy et à l'implantation d'entreprises étrangères en Île-de-France. Au fil des réactions, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a souligné qu'André Santini était une figure essentielle de l’histoire francilienne.
Rachida Dati, ancienne ministre, a décrit Santini comme un maire visionnaire ayant transformé sa ville. Emmanuel Grégoire, adjoint au maire de Paris, a également réagi en le qualifiant de "maire bâtisseur". Dans les rues d'Issy, les habitants se sont dits touchés par cette perte, partageant des souvenirs et des réflexions sur son impact sur leur quotidien.
André Santini, né le 20 octobre 1940 à Paris, a débuté sa carrière politique en 1971. D'abord giscardien, il a occupé divers postes influents avant de s'orienter vers l'UDI. Sa trajectoire s’est compliquée par une affaire de justice qui l'a poursuivi pendant quinze ans, se soldant par une relaxe.
En dépit des controverses qui ont émaillé la fin de sa carrière, Santini restera une figure marquante de la politique française, ayant su allier l'ambition politique à un certain panache, fidèle à lui-même jusqu'à la fin.







