Lors d'une interview dans les "4 Vérités" le 1er juin, Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, a mis en avant la ligne directrice de son parti concernant les possibles alliances pour les élections présidentielles de 2027. Bien qu'il n'ait pas encore annoncé sa propre candidature, Roussel a été clair sur un point : un soutien aux leaders de La France insoumise ou de Place publique, comme Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, est hors de question.
“Je veux de l'action aujourd'hui, pas attendre 2027,” a-t-il insisté, soulignant l'urgence de la situation sociale actuelle. Le PCF s’apprête à tenir un congrès les 6 et 7 juin, où les membres débattront de la stratégie à adopter pour l'avenir.
Les attentes face à la crise
Roussel a également discuté des récentes violences après la victoire du PSG en Ligue des champions, affirmant que les comportements inacceptables durant ces événements nécessitent des sanctions sévères. “Mon soutien aux forces de l'ordre est total. Ce sont eux qui ont protégé les citoyens,” a-t-il déclaré, tout en faisant appel à la nécessité de conserver la fête du sport.
Concernant la crise économique, le leader communiste a dénoncé la précarisation croissante des travailleurs, avec 70 % des branches professionnelles payant des salaires inférieurs au Smic. Il exprime son souhait de voir le PCF jouer un rôle majeur dans la lutte pour de meilleures conditions de vie et de travail.
Roussel a également abordé le sujet des investissements étrangers, notant qu'il est crucial de garantir que ces investissements contribuent au maintien et à l'augmentation des emplois sur le sol français. Des experts s'accordent à dire que, bien que l'attractivité des investissements soit positive, cela ne doit pas se faire au détriment de l'industrie locale.
Une mobilisation nécessaire
Le secrétaire national a appelé à une mobilisation unie de la gauche pour faire entendre les préoccupations des Français face à la crise sociale et à l'augmentation des prix. “Nous allons nous rassembler devant les préfectures, devant les stations-service. L’heure est à l’action, pas à l’attente,” a-t-il conclu.
Roussel et le PCF semblent donc s'orienter vers une stratégie de consolidation des forces de gauche sans céder aux tendances qui pourraient les affaiblir dans les prochaines échéances politiques. “Les communistes décideront souverainement de leur position, mais pour l’instant, pas de compromis avec Mélenchon ou Glucksmann,” a-t-il réaffirmé.







