Un total de 255 signalements de violences sexistes et sexuelles touchant des adultes en contact avec des élèves ont été recensés depuis le début de l'année, selon les déclarations du ministre de l'Éducation nationale.
« 255 signalements de violences sexistes et sexuelles touchant des adultes au contact d'élèves ont été rapportés, tant en milieu scolaire que périscolaire, pour ceux qui ont été signalés », a affirmé Édouard Geffray, ministre de l'Éducation, lors d'une session parlementaire le 1er juin, où il a abordé la proposition de loi destinée à combattre les violences faites aux enfants dans ces contextes.
« 88 % des signalements concernent des personnels du secteur public » tandis que « 12 % relèvent du secteur privé », a-t-il précisé. « À chaque signalement, nous agissons immédiatement et de manière ferme », a-t-il assuré. « Cela inclut la transmission aux autorités judiciaires chaque fois que cela est justifié, ainsi que la suspension administrative des personnels accusés, et un soutien renforcé aux victimes par le biais de cellules dédiées ».
Des mesures draconiennes pour les agents fautifs
Le ministère rappelle qu'il « révoque chaque année entre 35 et 45 agents en raison de comportements sexuels ou sexistes ». L'année dernière et cette année, « cinq à sept révocations ont eu lieu dans le secteur privé sous contrat », selon les déclarations du ministre.
Les discussions au sein du Parlement sont actuellement centrées sur une loi destinée à durcir la lutte contre de telles violences dans les écoles et l'encadrement périscolaire, en réponse à l'affaire de Bétharram, qui a mis en lumière des dysfonctionnements graves. Les parlementaires se questionnent sur la possibilité d'achever les débats dans le temps imparti.







