Le lundi 1er juin, l'armée israélienne a lancé plusieurs ordres d'évacuation pour le sud de Beyrouth, entraînant un exode considérable des habitants. Cette escalade dans le conflit entre Israël et le Hezbollah a poussé la France à solliciter une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
À peine deux heures après l'annonce des évacuations, les résidents de la banlieue sud de Beyrouth prenaient la route dans un flot ininterrompu, comme le montrent les vidéos relayées par Al-Arabiya. Des policiers et militaires libanais s'efforçaient d'organiser ce départ chaotique.
"De nombreuses personnes fuient Dahieh, une zone où le Hezbollah jouit d'un large soutien, rendant les routes engorgées" dépeint Al-Jazeera. Dans les rues, la confusion règne. "Les centres d'accueil publics sont submergés et beaucoup choisissent de rester dans leurs véhicules, attendant de voir l'évolution de la situation", rapporte une journaliste du site qatari.
Escalade militaire
Durant l'après-midi, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et son ministre de la Défense, Israel Katz, ont déclaré avoir "ordonné à l'armée israélienne de frapper les cibles terroristes du Hezbollah" situées dans cette banlieue, fief du groupe armé. Cette offensive fait suite à la reprise du célèbre château de Beaufort par Tsahal, marquant une intensification de la stratégie militaire.
Tsahal a aussi appelé les résidents de ces zones à évacuer "pour leur sécurité", menaçant d'agir davantage si le Hezbollah poursuivait ses attaques. "L'armée israélienne répondra en ciblant d'autres objectifs dans la banlieue sud", a déclaré l'armée, comme le rapporte L’Orient-Le Jour.
Cette situation a incité la France à demander une réunion urgente au Conseil de sécurité de l'ONU. "Reconnaissant le droit d'Israël à la légitime défense, rien ne justifie cependant l'aggravation de ses opérations militaires au Liban", a déclaré le ministre français, Jean-Noël Barrot, soulignant l'urgence d'une intervention diplomatique.







