Le gouvernement gallois a investi plus de 1,2 million de livres dans une plateforme virtuelle éducative décrite comme le « premier monde virtuel antiraciste » au monde. Destinée aux étudiants de 16 ans et plus, cette initiative a pour but de sensibiliser les jeunes au « privilège blanc », un sujet qui entraîne déjà de vives réactions au sein de la société.
Cette plateforme immersive, rapportée par GB News, est en cours de déploiement dans les établissements d’enseignement supérieur du Pays de Galles depuis 2024. Les utilisateurs évoluent dans un espace numérique riche, comprenant un atrium central décoré de portraits de figures emblématiques des droits civiques, telles que Malcolm X, Nelson Mandela et Betty Campbell.
Les modules interactifs de la plateforme abordent des thématiques variées, allant du « féminisme noir » à la « décolonisation politique ». L’un des modules propose d’explorer « la sociologie à travers une perspective antiraciste ». La plateforme s'attache à examiner comment la « blanchité », dans le langage et les policies publiques, influence la vie quotidienne des individus. Parmi les concepts clés enseignés, on retrouve le « patriarcat », l'« impérialisme », et le « privilège blanc », défini comme « les avantages innés dont bénéficient les personnes blanches, ne les obligeant pas à prendre en compte leur race dans leur quotidien ».
Des controverses sur la mémoire historique
Une des sections du métavers, dédiée à la « chronologie mondiale », se penche sur l’histoire entremêlée de l’Europe, de l’Afrique et de l’Inde. Elle va jusqu’à comparer la famine du Bengale de 1770 à l’Holocauste, en notant que, si des facteurs climatiques ont joué un rôle, de nombreux historiens s’accordent à dire que les politiques britanniques, notamment une hausse des impôts agricoles, ont été déterminantes dans cette tragédie. Ce récit, qui provoque également des divisions, illustre l’ambition d'éveiller les consciences sur les conséquences de la colonisation et des inégalités.
Ce projet s’inscrit dans une initiative plus vaste du Pays de Galles, lancée en 2022, visant à faire de la nation le premier pays « antiraciste » au monde d’ici 2030. Bien qu’il soit perçu par les défenseurs de l'égalité comme une initiative innovante portatrice de résultats « extrêmement positifs », il se heurte aux critiques des opposants. Kevin Hollinrake, président du Parti conservateur, a qualifié cette plateforme d'« métavers woke », accusant le gouvernement de dilapider l'argent des contribuables et d'utiliser des fonds publics pour des finalités politiques dissimulées.







