Le Rassemblement national (RN) a pris la décision de retirer son investiture à Quentin Macullo, son candidat pour les municipales à Belfort, suite à la polémique soulevée par un tweet ancien, révélé par Mediapart, indiquant que 72 % des prénoms des nouveau-nés à Belfort étaient d'origine étrangère. Ce retrait, annoncé le 9 février, s'inscrit dans la volonté du président Jordan Bardella d'écarter les individus jugés non conformes aux valeurs du parti.
Quentin Macullo, âgé de 23 ans, avait été désigné candidat en octobre dernier. Ses commentaires sur les réseaux sociaux, en particulier l'affirmation concernant les prénoms des enfants nés dans la ville, ont fait l'objet d'une attention particulière. « Je n’ai même pas comptabilisé Élie et Samuel d’origine hébraïque », avait-il précisé dans le tweet incriminé, provoquant un tollé au sein et en dehors du RN.
Malgré cette controverse, certains membres du parti, comme Jean-Philippe Tanguy, avaient tenté de défendre sa candidature, arguant que ses propos n'étaient pas fondamentalement « racistes ou antisémites ». Cependant, le climat s'étant tendu autour du RN, notamment après des désinvestitures récentes, le parti cherche à se prémunir contre d'éventuels scandales.
Deuxième désinvestiture en une semaine
Le RN a également dû réagir à d'autres cas de candidats dont les propos ont été jugés inacceptables, comme celui de Condat-sur-Vienne, ou encore l'ex-candidat de Carpentras, dont des tweets antérieurs ont été relégués par le journal Libération. Ces évènements témoignent de la volonté d'assainissement du RN en ce qui concerne les profils de ses candidats, surtout en préparation aux municipales de 2026.
Jordan Bardella a affirmé que le parti continuera à faire preuve de vigilance face à tout comportement ou discours qui pourrait nuire à son image. « Ma main n’a jamais tremblé et ne tremblera pas », a-t-il déclaré, en précisant que le RN ne tolérera pas ceux qui s'écartent de la ligne directrice du mouvement.







