L’ombre du scandale Epstein plane sur Downing Street et ébranle le gouvernement britannique. Une nomination diplomatique problématique continue de fragiliser Keir Starmer.
Le rapide retrait de Morgan McSweeney, chef de cabinet de Keir Starmer, a témoigné de la pression intense qui s’exerce sur le gouvernement britannique. Il a annoncé sa démission le 8 février 2026, à la suite des révélations sur les liens entre Peter Mandelson, l’ex-ambassadeur britannique à Washington, et Jeffrey Epstein, l’infâme criminel sexuel.
Les débats quant à la position de McSweeney s’étaient intensifiés ces dernières semaines alors que le gouvernement était assiégé par des allégations découlant de la publication de documents par le ministère américain de la Justice, qui mettaient en lumière des connexions troublantes. Starmer, confronté à des critiques acerbes, a dû faire face à la colère croissante de l'opposition.
Une nomination controversée
La nomination de Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington, effectuée en décembre 2024, avait déjà suscité des interrogations au sein de l’Union et du Labour. Suite à la découverte des liens entre Mandelson et Epstein, Starmer a demandé à ce dernier de quitter son poste en septembre 2025. Récemment, un ensemble de documents supplémentaires a mis en lumière des interactions douteuses de Mandelson, suggérant qu’il aurait transmis des informations sensibles à Epstein durant son mandat dans le gouvernement de Gordon Brown.
La police a depuis ouvert une enquête, effectuant des perquisitions à deux adresses associées à Mandelson. La situation a mis Morgan McSweeney en porte-à-faux, étant donné qu’il avait été un fervent défenseur de la nomination de Mandelson. Dans une déclaration écrite remise aux médias britanniques, il a reconnu sa responsabilité : "Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner du gouvernement. La nomination de Peter Mandelson était une erreur, et j’assume l’entière responsabilité de ce conseil."
Des politiques en crise
Considéré comme l’un des principaux stratèges de Starmer, Morgan McSweeney avait joué un rôle fondamental dans le recentrage du Labour après les années turbulent de Jeremy Corbyn. Sa démission rappelle à quel point le paysage politique britannique est vulnérable face aux scandales ébranlant la confiance publique.
En réponse à cette crise, Starmer a exprimé sa "profonde gratitude" à McSweeney pour son engagement auprès du parti et du pays. Il a également présenté ses excuses aux victimes d'Epstein, reconnaissant : "Je suis désolé d’avoir cru aux mensonges de Mandelson". À cette lumière, la question demeure : cette démission suffira-t-elle à apaiser les tensions grandissantes au sein du gouvernement britannique ? Le chemin à parcourir pour rétablir la confiance sera difficile.







