Le 8 février, le Japon s'est réveillé avec des résultats électoraux qui pourraient marquer une nouvelle ère politique. Selon les premières estimations, le Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre ultra-conservatrice Sanae Takaichi a obtenu une victoire éclatante, envisageant de reconquérir une majorité écrasante à la chambre basse du Parlement. Cette dissolution de la chambre, annoncée le 19 janvier, a déclenché une campagne éclair marquée par un soutien populaire sans précédent.
Sanae Takaichi, la première femme à occuper le poste de Premier ministre du Japon, a su capitaliser sur un regain de popularité, comme le rapportent des médias tels que NHK. Ce dernier indique que le PLD, en alliance avec le Parti de l'innovation (Ishin), pourrait atteindre la majorité des deux tiers au sein de l'assemblée, renforçant ainsi leur dominance politique.
En revanche, le principal parti d'opposition, la Nouvelle Alliance réformiste centriste, face au Parti démocrate constitutionnel (CDP) et à Komeito, pourrait voir sa représentation s’effondrer, perdant plus de deux tiers de ses sièges. De plus, le parti anti-immigration Sanseito, actuellement peu représenté, est estimé pouvoir obtenir entre 5 et 14 sièges, un net progrès par rapport aux deux sièges actuels.
De nombreux politologues et experts s'interrogent sur les implications de cette victoire. L'un d'eux, Hiroshi Yoshida, souligne que "Sanae Takaichi pourrait transformer la politique japonaise à long terme, en renforçant des mesures migratoires strictes". Cette dynamique pourrait également avoir des répercussions sur les relations internationales du Japon, notamment face aux questions de sécurité et d'immigration.
À mesure que les résultats officiels continuent d’être publiés, les analystes restent attentifs aux réactions de la population et aux ajustements que devra envisager l'opposition. La route semble pavée pour une nouvelle législature dominée par le PLD et ses alliés, tandis que l'avenir des partis d'opposition s'assombrit.







