Utilisé par des millions de Franciliens pour se déplacer dans les transports en commun, le Pass Navigo est souvent au cœur de discussions, notamment à chaque hausse de tarif. Sarah Knafo, candidate de Reconquête à la mairie de Paris, a fait sensation ce 8 octobre en affichant une méconnaissance des tarifs en cours.
Lors de l'émission, lorsque questionnée sur le tarif du Pass Navigo mensuel, Knafo a erronément mentionné un tarif annuel de "52 euros", soit moins de 5 euros par mois. En réalité, le prix a été fixé à 90,80 euros par mois depuis le début de l'année pour un accès illimité aux bus, tramways, métros et RER.
Suite à sa gaffe, Knafo a déclaré sur les réseaux sociaux qu'il s'agissait d'un "gros lapsus sur BFM". Elle a ensuite justifié son erreur en précisant que "50 euros" est le montant pris en compte mensuellement pour les salariés dont la moitié du pass est remboursée par l'employeur, ce qui peut amener à penser à un tarif plus abordable.
"C'est déjà trop cher"
Dans sa défense, Knafo a également reconnu que le coût de 50 euros, en tenant compte de la prise en charge par les entreprises, est encore trop élevé. Elle a critiqué la qualité du service, évoquant des métros réputés "insalubres" et "dangereux". Ce constat n'est pas isolé, plusieurs usagers, réunis sur diverses plateformes de discussion, partagent son avis.
En effet, la loi impose aux employeurs de rembourser au moins 50% du coût de l'abonnement Navigo, ce qui laisse une charge d'environ 45,40 euros pour les abonnés. Cependant, cette contribution, selon Knafo, reste inacceptable au vu des critères de service fournis.
Cette controverse autour du Pass Navigo souligne un enjeu plus large concernant la qualité des transports en commun en Île-de-France, qui requiert une attention particulière des politiques. Comme le souligne un récent article du Parisien sur l'état du réseau, des investissements sont nécessaires pour améliorer les services disponibles.







