Le 8 février, le Parti socialiste (PS) a donné le coup d'envoi officiel de sa campagne électorale pour les municipales de mars 2026. Réunis à la Mutualité à Paris, les membres ont affiché leur volonté de conserver leurs bastions tout en cherchant de nouvelles conquêtes face à un adversaire redoutable, le Rassemblement national (RN).
Ce rendez-vous municipal est perçu comme décisif, surtout dans un contexte où le PS débat encore de sa ligne pour l'élection présidentielle de 2027. Des discussions sur l'opportunité d'une primaire à gauche continuent d'agiter les esprits, divisant même les figures emblématiques du parti. Olivier Faure, le Premier secrétaire, prône l'idée d'une primaire, tandis que d'autres, comme Raphaël Glucksmann et François Hollande, s'y opposent fermement.
Dans un souci d'unité, le PS a tenté de mettre ses divergences de côté lors de cette rencontre. En effet, alors que le département des élections municipales se rapproche à grands pas, les socialistes tentent de se rassembler autour d'un objectif commun : faire de ces élections « un nouveau départ » pour le parti. Leur slogan reflète leur aspiration à se projeter vers l'avenir, malgré un passé récent tumultueux.
"Les municipales de mars représentent une véritable opportunité pour redynamiser notre parti et reconnecter avec les électeurs," a déclaré un membre influent du PS, souhaitant rester anonyme. De plus, les résultats de ces élections pourraient jouer un rôle crucial dans les dynamiques politiques à venir, notamment en préfigurant une stratégie à adopter pour la présidentielle de 2027.
Les enjeux sont donc multiples : au-delà de la survie des bastions traditionnels, c’est la légitimité des socialistes face à une montée du RN qui est en jeu. Le débat interne au sein du PS reflète une inquiétude généralisée sur son avenir et sa capacité à s'imposer en tant que force politique incontournable. A quelques semaines du scrutin, l'heure est à l'action et à la mobilisation de la base militante.







