Le maire écologiste en poste, Pierre Hurmic, se trouve dans une position délicate alors qu’il affronte l'ancien ministre Thomas Cazenave, représentant macroniste. Bien qu'il conserve une légère avance dans les sondages, tout peut basculer si le candidat sans étiquette Philippe Dessertine se désiste et que la France Insoumise (LFI) décide de maintenir sa candidature.
« Je veux être maire de Bordeaux et maire du Bordeaux… » Ce slogan, attribué à Pierre Hurmic, témoigne de l’importance du vin pour les Bordelais, et est désormais partagé par plusieurs candidats. Cependant, les divergences entre Hurmic et ses concurrents sont bien plus profondes. Cazenave, qui a la confiance de 12 % des électeurs, se positionne en tant qu'opposant direct au maire et critique son bilan. Lors d'une récente conférence de presse, il a insisté sur la nécessité de rétablir la circulation dans Bordeaux à toute heure, tout en prônant une tolérance zéro en matière de sécurité.
Un élu écolo pris en tenaille
Pierre Hurmic se trouve sous le feu des critiques pour sa gestion de l'éclairage nocturne, sa politique de limitation de la circulation automobile, et son incapacité à lutter contre l'augmentation de l'insécurité dans certains quartiers. Son concurrent, Cazenave, fait le même constat et propose d'augmenter le nombre de policiers, de moderniser l'éclairage urbain, et d'améliorer la propreté de la ville, tout en maintenant la restriction de la voiture en centre-ville.
Élu grâce à la vague verte post-Covid, Hurmic mise sur les mobilités douces, provoquant une hausse de 50 % de l'utilisation du vélo dans la métropole depuis 2019. Il défend également son bilan écologique, détaillant les efforts pour réduire la pollution de l'air de 35 % et annonçant de grands projets liés à l'intelligence artificielle, comme un supercalculateur prévu pour 2030.
Opposants divisés
La réélection de Hurmic dépendra grandement de la dynamique des candidats rivaux. Philippe Dessertine a fait savoir qu'il maintiendrait sa candidature s'il dépasse 10 % au premier tour, ce qui pourrait nuire à Cazenave. Selon un sondage récent, une coalition de droite pourrait atteindre 26 %, contre 32 % pour Hurmic, ce qui dynamise la compétition et incite les équipes de Cazenave à convaincre Dessertine de se retirer.
A Bordeaux, comme ailleurs en France, l'entre-deux-tours sera déterminant. La candidate du Rassemblement National et le candidat de LFI, qui cumulent respectivement 15 % et 18 % d'intentions de vote, sont également à surveiller. Les choix des électeurs pourraient donc avoir des répercussions significatives sur l'issue du scrutin et sur l'équilibre politique de la ville.







