En Sologne, le marché de l’immobilier évolue. Entre Lamotte-Beuvron et Salbris, les dynamiques divergent et l’arrivée d’une entreprise pourrait faire grimper les prix sur l’un des secteurs déjà en tension.
Lamotte-Beuvron. Le constat est général : en Sologne, le marché immobilier « marque une pause sur les grandes transactions », avec des prix dépassant 200.000 €. Cependant, cette tendance semble se limiter à Lamotte-Beuvron. En 2025, le prix médian des maisons anciennes y était de 149.000 € pour 90 m² sur 660 m² de terrain, une augmentation de 14,6 % en un an, attribuée à quelques biens exceptionnels. Toutefois, aujourd’hui, « Lamotte-Beuvron suit la tendance générale », remarque Thomas Pitault, de Century 21 Sologne Immobilier. Les ventes se focalisent principalement sur les petites surfaces, comme cette maison ancienne près du centre-ville, « en bon état », de 75 m² avec trois chambres, acquise pour 110.000 € par une acheteuse individuelle.
Le prix des biens demeure « plus élevé qu’à Salbris et Romorantin », constate Thomas Pitault. À titre d’exemple, un pavillon de plain-pied des années 1980, « moderne et bien situé », de 105 m² (trois chambres), a été acheté pour 165.000 € par un jeune couple. À Salbris, un bien similaire s’est vendu 10.000 € de moins.
Prix moyen au m2 : 1.679 € pour une maison ancienne.
Une demande plus forte que l’offre
Salbris. Actuellement, la demande de logements dépasse l’offre, confirme Marine Boucher, de l’Agence de la Sauldre. Elle souligne qu'avec l’arrivée de la plateforme Gedimat en construction, « nous aurons besoin de logements à la vente et à la location », prédit-elle. Ce besoin se reflète dans les transactions récentes, comme celle d’un jeune ayant acquis une maison ancienne de 80 m² avec un terrain de 650 m² pour 90.000 €. « Il n’aura aucun souci pour la louer », le marché locatif déjà tendu dans la région jouant en sa faveur.
Les prix sont actuellement stables. Il est vrai qu’ils se sont « rapprochés de ceux de Romorantin », note Thomas Pitault. Cependant, ils restent accessibles pour les primo-accédants, comme en témoigne la vente d’un pavillon rénové de 52 m² (deux chambres) à 83.500 €. De plus, les retraités commencent à s’intéresser au secteur, tel ce couple venant de Haute-Loire qui a acquis un plain-pied de 109 m², sur 1.000 m² de terrain, pour 155.000 €.
Marine Boucher évoque également une recentralisation des achats dans les alentours. À La Ferté-Imbault, deux ventes ont été réalisées à 95.000 €, dont un pavillon à rénover de 175 m² (cinq chambres) sur 2.700 m² et une maison de ville dans un ancien commerce nécessitant des travaux, d’une superficie de 166 m² (quatre chambres) sur 500 m² de terrain.
Prix moyen au m2 : 1.243 € pour une maison ancienne.
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