À Saint-Brieuc, le grand léjon, un vieux gréement emblématique, est en phase de réparation après la découverte alarmante d’un champignon rongeant sa coque, détecté lors de son entretien annuel.
Le grand léjon, véritable symbole maritime de la ville, se trouve actuellement hors de l'eau et sur cale au chantier naval. Les dommages subis sont préoccupants et risquent de lourdement impacter les finances de l'association qui gère le navire. Selon les dires de Marc Fiollin, président de l'association, "un champignon a été identifié, causant une décomposition du bois en petites cellules cubiques qui s’effritent". L'analyse en cours vise à déterminer la nature exacte de ce champignon, qui semble avoir déjà endommagé une partie significative de la coque, y compris sous le béton
Pour mémoire, ce bateau est une réplique d’un lougre datant du début du XXe siècle, et il est souvent représenté sur les panneaux de la Nationale 12, témoignant de l'attachement des habitants à leur patrimoine maritime. La situation est d'autant plus préoccupante que les premières estimations des réparations s’élèvent à au moins 12 000 euros uniquement pour la structure, sans compter les frais supplémentaires liés à la location du chantier naval et au risque de découvertes ultérieures.
Le champignon est en cours d'analyse
Marc Fiollin note : "C'était un entretien classique, mais nous avons découvert que l'état du bois était plus grave que prévu". Renan Aubry, charpentier de marine et impliqué dans le chantier, insiste sur le fait que "la maladie a été détectée, elle est donc en cours de traitement", offrant ainsi un certain réconfort face à cette menace.
Un appel aux dons
Face à cette situation alarmante, l’association se mobilise pour organiser une collecte de fonds. Leur objectif est clair : permettre au grand léjon de reprendre la mer d’ici le week-end de l’Ascension pour participer à la fête maritime de Binic, où une trentaine de vieux gréements seront présents. "On va épuiser nos réserves", s’inquiète Fiollin, alors que les membres de l'association se battent pour garantir l’avenir d’un trésor maritime qui représente une part essentielle de l’héritage culturel de Saint-Brieuc.







