Le procès tant attendu sur les circonstances entourant la disparition de Diego Maradona en 2020 s'est ouvert ce mardi en Argentine. Dix mois après l'annulation du premier procès – entaché par des révélations sur un documentaire préparé dans l'ombre – sept professionnels de santé, comprenant médecins et infirmiers, se retrouvent à la barre. Ils sont accusés de négligence, un manquement qui aurait pu contribuer à la mort de l'idole du football, soulève des interrogations sur la responsabilité dans les soins prodigués.
Le procès se déroule à San Isidro et durera plusieurs mois, avec des audiences organisées deux fois par semaine. Les personnes jugées encourent des peines allant de 8 à 25 ans de prison. Le jour de l'audience, en présence de trois des filles de Maradona, la défense a tenté de faire retransmettre l'intégralité du procès en direct. Cependant, cette demande a été refusée par le tribunal, qui a jugé cela inutile pour assurer la transparence des débats, selon les déclarations de la juge responsable du dossier.
Des experts en droit pénal, tels que le professeur Jean-Pierre F. de l'Université de Buenos Aires, soulignent l'importance de ce procès : "Ce cas bat des records d'attention médiatique et pourrait redéfinir la responsabilité professionnelle en matière de soins médicaux en Argentine". Les regards sont donc rivés sur ce procès qui pourrait également avoir des répercussions concernant la régulation des professions de santé.







