Trois figures éminentes du camp réformateur, arrêtées suite aux protestations massives de janvier, ont recouvré leur liberté jeudi 12 février, selon des médias iraniens. Ces événements marquent une phase délicate de la dynamique politique du pays.
Azar Mansouri, cheffe du Front des réformes – la principale coalition des réformateurs –, a été relâchée sous caution, a communiqué son avocat, Me Hojjat Kermani, à l'agence de presse ISNA. Le montant de cette caution n'a pas été divulgué.
Des figures clés du mouvement de contestation
Dans un contexte politique troublé, Mansouri et Javad Emam, le porte-parole du Front des réformes, ainsi qu'Ebrahim Asgharzadeh, ancien député, avaient été interpellés pour des accusations concernant l'« atteinte à l'unité nationale » et la « coordination avec la propagande ennemie », selon l'agence Fars. La libération d'Emam suivait de près celle de Mansouri, faisant écho aux bouleversements suscités par les mouvements de contestation.
Ces leaders réformateurs avaient fait preuve de solidarité avec les manifestants qui, initialement motivés par des préoccupations économiques, avaient amplifié leur lutte contre le régime. Leur soutien active à la mobilisation a suscité des critiques à l'égard du gouvernement de Massoud Pezeshkian, qui les a vu s'éloigner de son camp.
Javad Emam, connu pour son implication dans la campagne de Mir Hossein Moussavi en 2009, et Azar Mansouri, proche de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami, incarnent des figures essentielles du mouvement qui plaide pour des réformes depuis des années en Iran. Ils représentent l'espoir d'une transformation dans une société toujours en quête de changements profonds.







