À quelques jours d'un rendez-vous sportif crucial pour le Mans FC, où les supporters s'activent pour soutenir l'équipe dans sa quête de retour en Ligue 1, un autre groupe de passionnés se prépare à son propre rassemblement. Albin, un camping-cariste originaire de Belfort, a parcouru plus de 600 kilomètres pour se rendre au camping de la plage à Mansigné, un lieu d'accueil incontournable pour les adeptes des véhicules récréatifs. "C'est 200 euros de gazole pour l'aller, et peut-être 300 au retour", plaisante-t-il, bien conscient des frais engagés.
Ce rassemblement, organisé par la Fédération française des campeurs, caravaniers et camping-caristes, attire plus de 350 participants avec environ 200 véhicules présents. Pour de nombreux habitués, cet événement est essentiel, mais les hausses des prix influencent leurs décisions. Michel, un camping-cariste de Haute-Saône, confie : "Nous avions l'habitude de sorties au restaurant, mais nous les réduisons considérablement." Un changement de cap partagé par d'autres participants.
Arlette, présidente d'un club de camping-caristes près de La Rochelle, évoque une tendance plus large : "Les gens essaient de faire des petites sorties sympathiques non loin de chez eux. Quand nous organisons une sortie, nous prenons en compte le coût. Si c'est trop élevé, les participants n'auront pas envie de venir, et nous le constatons déjà." Ce témoignage reflète une réalité partagée par de nombreux passionnés en France.
Dans cette période difficile, les camping-caristes adaptent leur mode de vie et privilégient des excursions plus locales pour conserver leur passion tout en réduisant leurs dépenses. Comme l'indique un rapport de Franceinfo, cette tendance n’est pas isolée ; de nombreux adeptes de loisirs en plein air doivent réévaluer leurs budgets pour continuer à profiter de leur passion.







