Le président américain, Donald Trump, a déclaré le 30 avril qu'il envisageait de diminuer le nombre de soldats stationnés en Italie et en Espagne, accusant ces pays de ne pas soutenir les actions militaires des États-Unis concernant la guerre en Iran, qui a débuté avec des frappes israélo-américaines le 28 février.
Lors d'une conférence de presse au Bureau ovale, Trump a répondu positivement à la question de savoir si une réduction des effectifs était envisagée : "Probablement, je le ferai sans doute. Pourquoi pas ?".
Il a exprimé son mécontentement en déclarant que "L'Italie ne nous a apporté aucune aide" et que l'"Espagne a été absolument odieuse". Ces critiques visent ses alliés au sein de l'OTAN, que Trump accuse de ne pas avoir fourni cette aide logistique indispensable dans le cadre des opérations américaines dans le détroit d'Ormuz. Des experts en relations internationales, comme le analyste Jean-Baptiste Durand, soulignent que ces tensions pourraient affaiblir la cohésion des alliances militaires en Europe.
12.662 soldats américains en Italie, près de 9.000 en Espagne
Le jour précédent, Trump avait également annoncé qu'une révision de la présence militaire américaine en Allemagne était en cours, aggravée par des commentaires du chancelier Friedrich Merz sur le manque de stratégie des États-Unis concernant l'Iran.
À ce jour, les effectifs américains incluent environ 12.662 soldats en Italie et 3.814 en Espagne, selon des données officielles. Les critiques constantes de Trump à l'égard de l'OTAN remontent à ses deux mandats, période durant laquelle il menaçait régulièrement de réduire l'engagement des États-Unis.
Dans une récente communication, la porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, a affirmé : "Le ministère de la Guerre s'assurera que le président dispose d'options crédibles pour que nos alliés jouent pleinement leur rôle sur la scène globale".







