Nessy Guerra, une Italienne résidant en Égypte, a récemment été condamnée à six mois de prison pour adultère, une infraction qui ne comporte plus de sanctions en Italie depuis plusieurs décennies. En 2021, alors qu’elle cherchait à divorcer, son mari a multiplié les plaintes contre elle, notamment pour enlèvement de mineur, sans succès, sauf pour celle concernant l'adultère.
Le 19 février 2026, elle a été condamnée, une peine confirmée en appel à la fin avril, faisant écho à des lois égyptiennes qu’elle n’aurait jamais imaginées rencontrer dans son pays d’origine, comme le rappelle Euronews. La jeune mère a partagé son désespoir sur les réseaux sociaux : « Je ne m’y attendais pas, je suis bouleversée. J’ai peur de perdre ma petite fille. »
Contexte judiciaire et implications
Cette situation est d'autant plus complexe qu'une bataille pour la garde de sa fillette de 3 ans se profile. La petite est actuellement soumise à des restrictions de voyage imposées par son père en raison de la procédure judiciaire en cours. Nessy craint que sa récente condamnation affaiblisse sa position concernant la garde, comme le souligne son avocate, Agata Armanetti, qui déclare que cette situation représente une grave violation des droits humains, en rapport avec d'autres procédures en cours contre son ex-mari pour mauvais traitements.
Cette affaire prend une tournure politique, le ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, ayant déclaré que Rome suit ce dossier avec une attention particulière. Le gouvernement italien a fait savoir que son ambassadeur au Caire assistait la mère et la fille.
Cependant, Nessy demeure sceptique face à cette promesse de soutien, affirmant ne pas avoir reçu l'aide dont elle aurait besoin. Elle continue de lutter pour sa liberté et celle de sa fille, en faisant appel à la Cour de cassation égyptienne dans l'espoir d'une issue favorable.







