Lors d'une récente interview dans l'émission "Tout est politique", la députée écologiste Sandrine Rousseau a émis des critiques franches sur la dynamique actuelle des candidatures en vue d'une primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2027. Elle dénonce un "verrouillage d'appareil", un terme qu'elle utilise pour qualifier ce qu'elle perçoit comme une stratégie de contrôle de la part des partis politiques, y compris ceux des écologistes, dont Marine Tondelier est la cheffe de file.
Sandrine Rousseau s'est exprimée avec force au sujet de l'avenir de la gauche, insistant sur le fait qu'un véritable "verrouillage d'appareil" pourrait être contre-productif dans un contexte où le rassemblement et l'inclusivité sont essentiels. "Les partis ne devraient pas freiner la diversité des candidatures, surtout quand notre force se trouve dans notre capacité à dialoguer et à s'ouvrir à des voix nouvelles", a-t-elle souligné.
Dans son intervention, elle a également évoqué un autre sujet d'actualité, l'usage de l'acétamipride, un pesticide controversé. Rousseau a plaidé pour son interdiction, pointant les preuves de ses dangers potentiels pour la santé humaine et environnementale. Des études ont mis en lumière des traces de ce pesticide dans des échantillons biologiques, renforçant son appel au principe de précaution. "Nous ne pouvons pas prendre le risque d'exposer les générations futures à une substance dont les effets ne sont pas entièrement connus, surtout lorsqu'elle est retrouvée dans les environnements les plus sensibles», a-t-elle déclaré.
Elle répondait aussi à des critiques exprimées par des agriculteurs concernant l'absence de produits de substitution et l'impact économique que l'interdiction pourrait avoir sur leur activité. Rousseau a insisté sur la nécessité d'indemniser les producteurs affectés, tout en rappelant que les effets sur la santé humaine revêtent une importance primordiale.
La députée a également abordé des sujets tels que la récente création d’une infraction visant à sanctionner l'exploitation sexuelle en ligne, exprimant son soutien à cette initiative. "Il est crucial d'éradiquer les intermédiaires qui exploitent ces jeunes dans un cadre à la fois numérique et légal", a-t-elle affirmé.
En ce qui concerne la question de la justice et de la responsabilité des mineurs dans des actes violents, Rousseau a encouragé un débat équilibré qui prendrait en compte la maturation des jeunes, même lorsqu'ils sont coupables de crimes graves, soulignant la nécessité d'une réponse à la fois punitive et éducative.
À propos de l'affaire Epstein, elle a fait écho à l'idée que des enquêtes doivent être menées, plaidant pour que la justice française prenne acte des implications de cette affaire, qui touche également le pays. Elle a interrogé la pertinence d'une commission d'enquête parlementaire, tout en affirmant la nécessité d'une action judiciaire efficace.
Ce qui se passe au sein des partis de gauche pourrait avoir des implications profondes pour l'avenir de la politique française. Suivez-nous pour rester informés des développements à venir.







