Jugé le 9 février 2026 à Châteauroux, un détenu a écopé de treize mois de prison supplémentaires suite à des outrages et des menaces proférées contre des surveillants.
Lors d'un contrôle, 32 grammes de résine de cannabis ont été découverts dans une cellule à la maison d'arrêt de Guéret (Creuse), où un jeune détenu de 23 ans, déjà connu de la justice, a reconnu être à l'origine de cette drogue, la recevant en visite de son père et de sa sœur.
Suite à cet incident, le détenu a été transféré au Craquelin, à Châteauroux. Lors d'un déplacement, le président du tribunal, Christophe Geoffroy, a relaté que le détenu a eu un comportement agressif envers les surveillants : “Il a proféré des insultes, les qualifiant de 'Français de merde', ainsi que de racistes, tout en menaçant de mort le personnel et leur famille.” Le prévenu a admis avoir eu un comportement excessif : “J'ai pété les plombs, mais la situation est très compliquée pour moi.”
La difficulté du métier de surveillant
Me Pascale Léal, avocate des deux surveillants, a souligné la dureté de leur métier, rappelant “les menaces constantes qui pèsent sur eux.” Selon elle, le détenu réagit parfois de manière violente pour des raisons futiles. Des représentants du ministère public ont confirmé cette inquiétude, affirmant que son comportement était inacceptable : “Il insulte ceux qui veillent sur lui et dépasse les limites en menaçant leurs familles.” Lors de son retour vers Châteauroux, le détenu a également menacé de provoquer un accident, déclarant : “On va tous mourir.” À ce moment-là, il a été contraint de porter des menottes pour éviter toute escalade de violence.
Au terme du procès, le détenu a été déclaré coupable et condamné à treize mois supplémentaires d'incarcération, tandis qu'il devra indemniser chaque surveillant à hauteur de 1 500 € pour les préjudices subis.







