La candidate de Reconquête pour la mairie de Paris, Sarah Knafo, a déclaré dimanche sur BFMTV qu’elle serait prête à collaborer avec toute la droite si elle se retrouvait en tête au premier tour des élections municipales. Son objectif : former une majorité municipale axée sur la sécurité et une gestion rigoureuse des finances publiques.
Knafo a clairement mentionné qu'elle « tendrait la main à toute la droite », citant même des figures telles que Rachida Dati (LR), Thierry Mariani (RN) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance). Lors de son intervention, elle a insisté : « Si nous sommes sincères en parlant de sécurité pour les Parisiens et de protection de l’argent public, pourquoi ne gouvernerions-nous pas ensemble au Conseil de Paris ? »
Une enquête récente de Cluster 17 pour Politico a révélé que Knafo est créditée de 10% d’intentions de vote, un score en deçà des leaders comme Emmanuel Grégoire (33%) et Rachida Dati (26%). Malgré cela, Dati a été prudente quant à une alliance avec le parti de Knafo, rappelant des tensions passées. En 2016, Éric Zemmour, partenaire de Knafo dans la vie, avait même appelé à la démission de Dati suite à des propos qu'elle avait tenus à l'égard de sa fille.
Face à ça, Knafo a rétorqué : « Je trouve qu'elle a tort d'en parler. Nous avons une chance historique de récupérer la mairie, et porter des vieux ressentiments ne nous avancera pas. » Elle a également souligné son propre vécu lors de ces campagnes : « Moi aussi, j'ai ressenti de la blessure lorsque des accusations d’extrême droite ont été portées contre moi. »
De plus, Michel Barnier, ancien Premier ministre et député LR, a reconnu certaines compétences politiques de Knafo, tout en soulignant qu'elle fait face à des critiques en raison de l’alliance de son groupe au Parlement européen avec le parti l’AfD, souvent perçu comme extrême. « Il est nécessaire d’avoir une clarification à ce sujet », a souligné Barnier.







