Alors que le premier tour des municipales approche à grands pas, le Parti socialiste a pris une décision audacieuse qui fait l'effet d'une bombe. Le 8 février 2026, le conseil national du PS s'est réuni et a officialisé le retrait de l'investiture à Mathias Blanc, pour la confier à la liste d'Agnès Langevine et Annabelle Brunet. Cette réorientation vise à renforcer l'union de la gauche face à la menace du Rassemblement national.
Cette décision, bien qu’attendue, survient après des semaines de tergiversations et d'hésitations, contredisant le soutien antérieur des militants des Pyrénées-Orientales en faveur de Mathias Blanc. Comme l'a déclaré Patrick Mennucci, membre du bureau national du PS : "On ne l’a pas fait de gaîté de cœur". Les dirigeants du parti ont tenté de convaincre Blanc de se rallier à Langevine, en lui proposant même un poste de numéro 2, ce qu'il a refusé.
"C'était le choix de la responsabilité"
Pour Mennucci, l'enjeu est crucial : "Pour avoir une chance face au RN, il y a une obligation pour la gauche d’être rassemblée". Selon le PS, Agnès Langevine est la candidate la mieux placée pour affronter le maire RN Louis Aliot. Cette affirmation s’appuie sur la stratégie d'unification qu'elle a su mettre en œuvre, même auprès de certains élus des Républicains.
Agnès Langevine renouvelle son appel à l’union
Récemment, plusieurs figures locales, dont Frédéric Monteil, directeur de cabinet de la présidente du conseil départemental, ont rejoint la liste Langevine-Brunet. Agnès Langevine a salué cette "clarification" et affirmé que le moment est venu de "rassembler les Perpignanais pour battre Louis Aliot". Elle a également renouvelé son appel à Mathias Blanc en déclarant : "La porte est ouverte. Il faut absolument que nous réussissions cette union pour gagner".
À l'heure actuelle, Mathias Blanc n'a pas encore réagi à cette décision, mais il a promis de faire une déclaration dans la soirée. L'enjeu politique à Perpignan s'annonce palpitant à mesure que les élections approchent.







