Les réactions sont allées d'un appel à l'exemplarité à la déclaration que « c'était la seule décision possible ». Après cette démission intervenue samedi soir, la classe politique a fait entendre une voix collective.
« Je pense que Jack Lang a pris la seule décision envisageable. La situation était intenable », a affirmé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, lors d'une intervention sur Franceinfo. Elle a ajouté : « La justice devra établir les responsabilités, mais il y a également une question morale évidente. »
Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a exprimé des sentiments similaires : « La justice doit être quelque chose qui s’applique à tous, puissants compris... Sa démission était attendue au regard de sa responsabilité et de l'exemplarité en jeu. »
La pression pour que Lang quitte son poste venait également de l'Élysée et de Matignon, avec des proches d'Emmanuel Macron qui soulignaient l'importance de protéger l'image de l'IMA. L'Élysée, dans une déclaration sobre, a noté « prendre acte » de sa démission.
Michel Barnier, ancien Premier ministre, a quant à lui fait remarquer sur LCI : « Son départ était vraiment nécessaire, car le sentiment d’impunité chez des personnalités influentes est insupportable et alimente les votes extrêmes. »
Sandrine Rousseau, députée écologiste, a insisté sur le fait qu'il aurait dû partir immédiatement : « C'était bien qu'il démissionne, il aurait dû le faire sans délai. »
Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, n'a pas mâché ses mots : « Il était temps que cela intervienne », en ajoutant que des accusations circulaient, notamment sur un potentiel lien avec des malversations fiscales.
Éric Coquerel, de La France Insoumise, a soutenu que la démission était attendue face à des révélations de connexions financières avec Epstein, mentionnées 673 fois dans des communications liées à l’affaire. Le parquet national financier a également ouvert une enquête préliminaire sur Lang et sa fille, Caroline, impliquant des allégations de blanchiment d’argent.
Dans une lettre au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, Lang a déclaré que les accusations contre lui étaient inexactes et qu'il s'engageait à apporter des preuves de son innocence.







