L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, tente d'échapper au port d'un nouveau bracelet électronique en demandant la confusion de ses peines liées aux affaires Bygmalion et Bismuth. Le Parquet national financier (PNF) a confirmé sa démarche, révélée par Franceinfo le 26 janvier.
Sarkozy a soumis sa requête le 27 novembre, suite à la décision de la Cour de cassation qui a validé sa condamnation à six mois d'emprisonnement équipé d'un bracelet électronique dans l'affaire Bygmalion. Ce dossier, qui implique un système de fausses factures pour financer sa campagne présidentielle de 2012, suscite toujours de nombreuses interrogations.
Déjà contraint de porter un bracelet électronique de février à mai 2025 après avoir été condamné à un an de prison pour l’affaire Bismuth, Sarkozy utilise maintenant son âge, alors qu'il approchera de ses 71 ans, comme argument pour justifier une éventuelle libération conditionnelle. Un expert du droit pénal, le professeur Marcel Nussbaum, explique que la confusion des peines pourrait effectivement lui permettre d'échapper à des contraintes supplémentaires : "La fusion des peines est une option souvent utilisée pour alléger des condamnations, surtout pour des cas aussi médiatisés.”
Par ailleurs, il sera confronté à la cour d’appel de Paris à partir du 16 mars pour discuter du financement présumé de sa campagne de 2007 par la Libye, où il a déjà été condamné à cinq années de prison, et a purgé trois semaines en détention l'automne dernier.
Alors que Sarkozy tente de ménager sa liberté, les observateurs de la scène politique française restent attentifs aux répercussions de ces procédures judiciaires sur son avenir.







