REPORTAGE. La candidate de la droite et du centre se trouve dans une période délicate. Pour redynamiser sa campagne, un comité de soutien a été lancé avec la participation de figures comme Renaud Muselier, dans l’espoir d’apporter un nouvel élan… sur des braises.
Jeudi 22 janvier, 19 heures. L’Equinoxe, un restaurant du littoral marseillais, accueille le lancement du comité de soutien à Martine Vassal en vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. À l’arrivée, une foule hétéroclite se forme : un signe d’une dynamique positive ? Pas vraiment sûr.
« Jauge mal évaluée, on est serré comme des sardines » : une militante retraitée résume la situation en neuf mots. Elle se tient debout entre les couverts et salerons, tentant d’apercevoir les orateurs en haut. Ce soir, la salle est presque aussi pleine que l’extérieur. Certains y voient une « démonstration de force », d’autres, plutôt un aveu de faiblesse anticipé.
Désillusions et illusions
Les discours se succèdent, tous marqués par le dernier sondage d’OpinionWay, selon lequel les perspectives se détériorent. Les militants, désabusés, commencent à perdre espoir : « J’y croyais encore il y a 48 heures, mais là, je n’y crois plus. » Les soutiens de Vassal tentent de minimiser la situation. Laure-Agnès Caradec, directrice de campagne, déclare que l’enquête présente des « incohérences majeures ».
Omar Keddadouche, président d’un club de football et chroniqueur, reste optimiste : « Martine, sondage ou pas, tu vas gagner. » Pourtant, il reconnaît que des signes d’inquiétude apparaissent au sein de l’équipe.
Renaud Muselier fait son entrée, soulignant les difficultés rencontrées par la candidate en l’appelant « Madame Courage ». Il met en lumière les attaques dont elle fait l’objet, tout en promettant qu’il fera tout pour la soutenir face aux critiques. Un spectateur s’interroge : « Ce n’est pas en ne parlant que de ce qui ne va pas que ça va arranger les choses. »
« C’est compliqué, on est décrié »
Muselier, qui semble déjà en campagne, évoque ses réussites passées, mais rappelle également qu’il n’est pas candidat. En attendant, Vassal écoute patiemment et attend son tour pour s’exprimer, consciente de la nécessité de convaincre ses militants de la possibilité de victoire. « C’est compliqué, on est décrié. » Cependant, sa détermination reste intacte malgré les attaques.
Des sièges à sauver
À la fin de la soirée, l’enthousiasme de certains militants est palpable. Ils se préparent à une campagne intense, espérant que la dynamique va changer, tandis que d’autres restent pessimistes et envisagent de rallier le Rassemblement National. Certains cadres de la campagne, cependant, refusent d’entendre parler de cette option, garantissant que même en troisième place, Vassal se maintiendra pour le second tour.
L'attaque de Vassal contre ses adversaires montre sa volonté de rester ferme face aux critiques. À moins de deux mois des élections, les enjeux se précisent : sauver les meubles et éviter de laisser trop de pouvoir à Benoît Payan ou Franck Allisio. Des figures politiques sont appelées à prêter main-forte à Vassal pour éviter que la droite bucco-rhodanienne ne subisse un nouveau revers aux prochaines élections.







