La primaire de gauche, programmée pour le 11 octobre prochain, soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. En l'absence des principaux partis comme La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF) et le Parti socialiste (PS), la situation se complique au lieu de se clarifier. Pour beaucoup, il s'agit d'un risque supplémentaire d'accentuer les divisions.
Cette élection, qui s'apparente à une compétition interne entre écologistes, va au-delà des simples candidatures. Selon La Tribune, cette primaire reflète des dissensions profondes. Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et d'autres figures emblématiques de la gauche ne seront pas présents, laissant un vide considérable. L'absence de ces personnalités risque de réduire cette primaire à une simple formalité pour départager les candidatures d'ecologistes comme Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin.
Ce qui inquiète les observateurs politiques, c'est la représentation présente lors du lancement de cette initiative. Les 38 députés qui y participaient, comme l'indique Le Monde, ne comptent pas Olivier Faure, qui s'y est rendu sur un plan personnel. Le PS, en pleine contestation interne, voit de nombreux leaders, y compris François Hollande, s'opposer à cette démarche qui, a priori, devrait rassembler.
Un nouveau candidat pour une nouvelle gauche ?
Une fragmentation supplémentaire est en perspective. Divers courants se dessinent clairement : d'une part, le PS, à travers Olivier Faure, optant pour un dialogue avec le gouvernement et une approche modérée ; d'autre part, les écologistes qui se rapprochent des positions plus radicales des insoumis. Comme l'explique Lucie Castets, ancienne candidate au poste de Premier ministre pour le Nouveau Front populaire, cette primaire a pour but d'attirer les électeurs de gauche qui ne se reconnaissent ni dans Mélenchon ni dans le duo Glucksmann-Hollande.
Pourtant, à moins de quinze mois de la présidentielle de 2027, le temps presse et la gauche se trouve à un carrefour critique. Avec des intentions de vote totalisant à peine un tiers des électeurs, elle se retrouve dans une position délicate. Plutôt que de susciter des idées nouvelles pour regagner le soutien populaire, les partis semblent plus préoccupés par leurs luttes internes. Ce contexte soulève une question fondamentale : la gauche peut-elle vraiment se permettre de continuer à se diviser alors que l'urgence de réconquérir l'opinion publique se fait de plus en plus pressante ?







