Sept individus, dont cinq provenant de Poitiers, sont déférés ce mardi 27 janvier au tribunal de Tours, accusés de vols et de recel de près de 100 tonnes de cuivre. Ce réseau a opéré en 2024, touchant les départements de la Vienne, de l'Indre-et-Loire et du Maine-et-Loire.
Ce qu'on estime à 100 tonnes de cuivre représente environ 140 kilomètres de câbles dérobés. Les personnes jugées aujourd'hui sont accusées de vol, de recel et d'association de malfaiteurs, risque de croupir en prison pour une durée maximale de cinq ans par chef d'accusation.
Un réseau organisé autour de Descartes à la frontière entre la Vienne et l'Indre-et-Loire
L'enquête a débuté en octobre 2024, lorsque des câbles ont été découverts cachés dans une forêt près de Chinon, en Indre-et-Loire. C'est à partir de cette cache que les gendarmes ont pu remonter la filière criminelle, centrée à Descartes, à la lisière de la Vienne. Angelo, considéré comme le leader et ferrailleur de profession, est identifié comme la figure clé. Il se chargeait de dénuder les câbles pour les revendre.
Des vols de plusieurs centaines de kilos de cuivre
Autour de ce chef, divers prévenus participaient activement, tantôt comme receleurs, tantôt comme voleurs. Les transactions étaient multiples et effectuées par chèque, facilitaient les enquêtes. Certains voleurs rapportaient jusqu'à une tonne de câbles à la fois. L'augmentation constante du prix du cuivre, qui atteignait plus de 8000 euros au moment des arrestations en mai 2025, a encouragé ce trafic lucratif, comme le détaillent plusieurs sources médiatiques françaises.
Comme l’indiquent les analyses, la bande a opéré avec une organisation bien rodée, exploitant la hausse des cours pour maximiser ses gains. Ce type de criminalité soulève des préoccupations quant au financement de réseaux plus larges, ce qui a incité des experts à appeler à des sanctions plus sévères pour dissuader de telles activités dans l'avenir.







