À Tours, ce samedi, la gauche unitaire a initié le processus de désignation d’une candidature unique pour les élections présidentielles de 2027. Le vote est prévu le 11 octobre, mais l'image collective ne cachait pas les nombreuses absences.
Cet événement a rassemblé une fraction de la gauche qui espère, à travers cette primaire du Front populaire, unifier une famille politique souvent divisée et sur le point d’affronter Jean-Luc Mélenchon dans un contexte déjà fortement fragmenté.
Lucie Castets, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, Marine Tondelier des Écologistes, ainsi que plusieurs figures de l'ex-parti insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin, ont acté le calendrier de cette primaire. Toute candidature devra resembler au moins à 500 parrainages de maires. Initialement, cette procédure se déroulera sur un seul tour et une option de vote électronique est également envisagée. L'objectif est ambitieux : rassembler « deux millions de Français ».
À l’automne
Clémentine Autain, déjà candidate, a rappelé que l’automne serait une période clé pour mobiliser les Français en vue de la présidentielle : « Nous avons le temps de mettre en place cette candidature unique. »
« Nous ne pesons pas lourd. Mais l’objectif est d’être portés par un courant. »
Toutefois, la réunion du jour n’a pas masqué les absences notables, soulignant les tensions internes. Des personnalités telles que Jean-Luc Mélenchon ou encore Raphaël Glucksmann n'étaient pas présentes, ce qui renforce l’idée de difficultés d’unité au sein des groupes de gauche. D’ailleurs, le Parti communiste semble également désireux de s’écarter de cette dynamique, et François Hollande, ancien président, se montre réticent.
« Ceux qui sont réunis ici partagent un esprit de responsabilité », a souligné Clémentine Autain. François Ruffin, pour sa part, a reconnu l’ampleur du chemin à parcourir pour convaincre les sceptiques : « On ne veut pas baisser pavillon face à Bardella. »
Divergences internes
Au moment où cette primaire interroge sa capacité à rassembler, Olivier Faure a mis en avant le dilemme : « Quelle alternative proposons-nous ? » Il est convaincu que « désigner un candidat avec l’appui de deux millions de personnes aura un impact considérable. »
Malgré un optimisme apparent, des voix s’élèvent au sein du Parti socialiste, admettant que le projet ne fait pas l’unanimité. Faure en convient : « Oui, nous ne partageons pas tous la même vision. » Les militants décideront, après les prochaines municipales, de la participation du PS à cette primaire.
Lors de la réunion, les tensions ont également été mises en lumière, avec un vote de censure sur le budget qui a séparé les socialistes et les soutiens d'Autain et de Ruffin. La campagne pour l'union est désormais lancée.







