L'influenceuse de 24 ans fait face à de nouvelles poursuites judiciaires après avoir partagé un visuel troublant sur son compte Instagram. Cette publication, qui retravaille le logo de la marque Adidas à travers une esthétique de salut nazi, pourrait lui valoir une peine allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
Mila Orriols, très active sur les réseaux sociaux et connue pour ses positions politiques controversées, est dans le collimateur de l'association SOS Racisme qui a déposé plainte pour "apologie de crime contre l'humanité". Cette information, rapportée par Street Press, souligne des antécédents judiciaires pour Mila, qui avait été condamnée à une amende de 2 000 euros, avec sursis, en raison de tweets jugés racistes en février 2024. Elle a fait appel de cette décision.
La plainte de SOS Racisme se concentre sur une image publiée par Mila le 6 septembre, montrant un individu portant un t-shirt intitulé "Adidolf", illustré par un logo Adidas détourné avec un salut nazi. L'association estime que ce message porte un caractère indéniablement antisémite.
Ce samedi, Mila a confirmé avoir été convoquée pour une audition libre en lien avec des charges d'apologie du terrorisme. Dans une déclaration à Street Press, le parquet a précisé qu’il n’était pas contraint par la qualification des plaintes initiales et pouvait requalifier les faits selon le contexte.
Un humour controversé ou une provocation manifeste ?
Réagissant à la plainte, Mila a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu'elle considère comme une diffamation orchestrée par l'extrême gauche. Elle affirme que l'image en question doit être perçue comme de l'humour noir, un simple jeu de mots. Sa déclaration a suscité un vif débat sur la frontière entre humour et provocation.
Liberté d'expression ou dépassement des limites ?
L'association SOS Racisme a répondu à Mila, soulignant que tolérer la diffusion de symboles nazis sous le prétexte de l'humour constitue une dérive et banalise l'antisémitisme. "Nous ne comprenons pas comment on peut justifier de tels visuels en arguant de la liberté d'expression ou de l'humour. Il existe des limites," précise un représentant de l'association lors d'un entretien avec Street Press.
Pour rappel, Mila a été propulsée sur le devant de la scène médiatique en 2020, connue pour avoir été assaillie par un cyberharcèlement massif suite à ses critiques de l'Islam. Aujourd'hui, avec près de 80 000 abonnés sur Instagram, elle fusionne sa passion pour le coaching sportif avec des discours aux résonances politiques radicales.







