Les partisans d'une candidature unique à gauche pour la présidentielle de 2027 ont dévoilé le cadre du scrutin, ce 24 janvier 2026 à Tours (Indre-et-Loire). La primaire se déroulera le 11 octobre.
Pour espérer un second tour lors de l'élection présidentielle de 2027 et contrer la montée de l'extrême droite, qui se présenterait à ce stade comme la candidate la plus probable au second tour, les leaders de la gauche ont décidé de s'unir. Ce choix a été annoncé lors d'une réunion ce samedi à Tours, où des personnalités comme le maire écologiste Emmanuel Denis, ainsi qu'Olivier Faure et Clémentine Autain, ont précisé les conditions de ce processus.
La primaire se tiendra donc le 11 octobre 2026. Clémentine Autain, cofondatrice de L’Après, a été la première à annoncer la nouvelle. Elle était entourée d’autres figures de la gauche telles que Marine Tondelier, François Ruffin et plusieurs députés d'Indre-et-Loire.
Vers deux millions d'électeurs mobilisés
« Nous voulons garantir un vote physique dans des bureaux de vote, tout en intégrant un système de vote numérique sécurisé, » a déclaré François Ruffin, dont l'objectif est d'attirer « deux millions » de votants pour cette primaire. Olivier Faure a ajouté : « Pour être candidat, il faut collecter 500 parrainages de maires. » Chaque édile pourrait soutenir « deux à trois candidats », selon Lucie Castets, pour assurer un processus flexible et collégial.
Un programme à définir
Le programme que devra défendre le candidat sélectionné sera élaboré au travers de groupes de travail et de conventions thématiques, déjà lancées. La première rencontre a eu lieu à Trappes sur le thème de l'éducation en novembre. Cependant, malgré cette unité affichée, la gauche « unitaire » doit encore surmonter plusieurs divergences, comme en ont témoigné les récents débats au sein de l'Assemblée nationale.
Un appel à l'unité
« Lors de notre serment à Bagneux, nous étions conscients des désaccords, » a expliqué Marine Tondelier. Pour Clémentine Autain, « nous avons une responsabilité face à la situation politique préoccupante. L'inaction ouvrirait la voie à des adversaires dangereux. »
Ce message s'adresse particulièrement à La France insoumise et aux Communistes, qui ont choisi de s'absenter du processus. Olivier Faure a rappelé : « On ne peut prétendre gagner une présidentielle en craignant une primaire. »
La volonté d'inclure des voix supplémentaires au dialogue persiste, comme l’a souligné François Ruffin, espérant un éventuel revirement des Communistes.







