La vipérine (Echium spp.) est une plante souvent bisannuelle ou vivace éphémère, résistant mal aux froids intenses. Sa souche ligneuse produit une touffe de feuilles persistantes, duveteuses et argentées, typiquement disposées en rosette basale et le long des tiges florales.
Ses fleurs, qui mesurent entre 1 et 2 cm de long, sont en forme d'entonnoir ou de cloche, selon les variétés, regroupées en épis ou en cymes pouvant atteindre les 30 à 40 cm de hauteur.
La vipérine commune (Echium vulgare), surnommée herbe-aux-vipères ou langue-d'oie, se distingue pour sa rusticité. Elle ne dépasse pas 90 cm et fleurit en juin, présentant des fleurs en cloche bleu violacé (pourpres à l'état de bouton), portant un aspect sauvage, presque pastoral, semblable à la bourrache (Borago officinalis).
À l'opposé, la vipérine de Madère (Echium candicans) et la vipérine géante, qui atteignent 3 à 4 mètres de hauteur, apportent une touche graphique remarquable au jardin avec leurs fleurs en entonnoir.
Il est important de noter que toutes les vipérines contiennent des alcaloïdes, les rendant toxiques si ingérées, et pouvant causer des irritations cutanées au contact. Bien que leur nom évoque des propriétés curatives contre les morsures de serpent, ce n'est qu'une légende. Cependant, la vipérine commune est reconnue en pharmacopée pour ses propriétés pectorales, dépuratives et diurétiques.
- Famille : Borraginacées
- Type : vivace ou bisannuelle
- Origine : Europe, Canaries, Madère
- Couleur des fleurs : bleues, pourpres, blanches, jaunes, rouges
- Semis : oui
- Bouture : non
- Plantation : printemps
- Floraison : de juin à septembre
- Hauteur : de 0,9 m à 4 m selon les espèces
Conditions idéales pour cultiver la vipérine
La vipérine prospère en plein soleil et nécessite un sol léger, bien drainé, et peu fertile. Elle apprécie la chaleur et s’épanouit mieux dans un environnement sec.
Semis et plantation de la vipérine
Dans les régions à hiver doux, les semis peuvent être effectués en automne en pleine terre, permettant à la plante de rester immobile. Dans d'autres climats, les semis en godets durant l'été devront être hivernés à l'abri du gel. La vipérine commune se ressème souvent spontanément, et des boutures semi-ligneuses peuvent être effectuées en août pour les espèces vivaces.
Entretien et associations de culture
Les espèces frileuses nécessitent une protection hivernale, mais à part cela, la vipérine est d’un entretien minimal. Pour éviter les semis spontanés, il est conseillé de retirer les fleurs fanées. La vipérine commune s'intègre parfaitement dans un jardin sauvage, tandis que les autres espèces sont souvent cultivées en isolé, ou dans de grands pots pour les protéger du gel durant l'hiver.







