Ce samedi, Tim Walz, le gouverneur du Minnesota, a exprimé son indignation après des "tirs atroces" commis par des agents fédéraux. Ces événements sont survenus à peine deux semaines après la mort tragique d'une Américaine de 37 ans, abattue par un agent de l'immigration (ICE) dans la même ville.
Sur son compte X, Walz a déclaré : "J'ai récemment eu un échange avec la Maison Blanche concernant de nouveaux tirs commis ce matin. Le Minnesota en a assez. C'est ignoble." Les tensions à Minneapolis, alimentées par de nombreuses manifestations contre l'ICE, se sont récemment intensifiées, créant un climat de peur et de colère parmi la population.
Selon les témoignages rapportés sur les réseaux sociaux, un homme a été touché par des balles tirées par des agents au centre-ville. Les circonstances de cette intervention restent floues, mais des vidéos montrent une arrestation musclée entourée de cris et de coups de feu. Les autorités n'ont pas encore fourni d'informations sur l'état de la victime.
Cette situation fait écho à des manifestations massives de la semaine dernière, où des milliers de personnes sont sorties dans les rues pour contester l'arrestation d'un garçon de cinq ans, perçue comme un abus par l'ICE. L'interpellation de l'enfant a exacerbé l'inquiétude des habitants face à la violence commise par les agents fédéraux.
Les experts soulignent que des incidents comme ceux-ci pourraient aggraver les tensions raciales à Minneapolis, une ville déjà marquée par des troubles socio-politiques. "Cette escalade de la violence rend la situation encore plus volatile," affirme Marie Dupont, sociologue spécialisée dans les études urbaines. "Les manifestations montrent que la communauté ne se sent pas en sécurité avec la présence de l'ICE."
Alors que les appels à l'apaisement se multiplient, la question de la sécurité publique face aux agents fédéraux se pose avec acuité. Les habitants de Minneapolis attendent des réponses, alors que la colère gronde dans la ville.







