La droite bretonne s'oppose à une nouvelle taxe transports jugée "faute lourde"

Des élus de droite dénoncent une taxe qui affecterait les entreprises bretonnes.
La droite bretonne s'oppose à une nouvelle taxe transports jugée "faute lourde"
En juin 2025, la Région Bretagne a voté l’application du Versement mobilité régional et rural (VMRR), cette taxe transports sur les entreprises de plus de 11 salariés, pour financer des dépenses de transport estimées à 2,5 milliards d’ici 2040. | ARC

Le groupe de droite en Bretagne, dirigé par la députée européenne Isabelle Le Calennec, a qualifié le Versement mobilité régional et rural (VMRR) de « faute lourde ». Cette taxe, qui concerne les entreprises de plus de 11 salariés, a été mise en place par la Région Bretagne à partir du 1er janvier 2026. Lors d'une conférence de presse tenue le 23 janvier 2026, Le Calennec a exhorté l'exécutif régional à « examiner minutieusement toutes les économies à réaliser », soulignant le risque financier pesant sur les entreprises bretonnes.

À trois semaines du vote sur le budget du Conseil régional, la députée a soulevé des inquiétudes quant à la clarté des financements prévus. « La feuille de route de la Région n’est pas précise. Les Bretons ont besoin de leur voiture, mais nous ne savons pas comment cette taxe sera utilisée », a-t-elle déclaré.

Sa position fait écho à celle d'Agnès Le Brun, élue régionale de Morlaix, qui a également qualifié ce nouvel impôt de « réaction mortifère ». « Tout ce qui alourdit les charges des entreprises va à l'encontre de nos intérêts », a-t-elle ajouté.

Pour renforcer son point de vue, le groupe revendique un recentrement de l'exécutif sur ses compétences traditionnelles, telles que la formation et les transports, et exige une analyse des politiques d’aide aux associations, certain que des économies significatives peuvent être réalisées. L'élu de Lamballe-Armor, Stéphane De Sallier Dupin, a souligné la nécessité de revoir la politique de subventions en veillant à ce que la Bretagne ne perde pas une partie des fonds européens auxquels elle a droit jusqu'en 2027.

En parallèle, le groupe de droite prépare sa participation à une mobilisation contre le projet de parc éolien en mer le 14 février 2026, un projet qu'il juge nuisible pour le paysage et l'économie locale. Agnès Le Brun n'a pas hésité à affirmer que les éoliennes représentent « la pire dégradation paysagère depuis le remembrement », tout en interpellant l'exécutif sur sa position jugée trop favorable vis-à-vis de l'éolien.

Cet événement a suscité une attention particulière des médias, notamment de Ouest-France, qui a rapporté les commentaires et critiques des élus de droite concernant les nouvelles taxes et projets régionaux.

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