Le magazine américain The Atlantic évoque une possible issue favorable pour l'Iran dans les négociations avec les États-Unis concernant le détroit d'Ormuz et le programme nucléaire. Cependant, cet éventuel accord ne suffira pas à résoudre les multiples crises que traverse Téhéran.
Malgré le retour des échanges d'hostilités, le régime iranien affiche un "sentiment de triomphe", comme l'indique Arash Azizi, éminent spécialiste de l'Iran. Selon lui, la possible concession de Donald Trump sur certaines exigences iraniennes pourrait permettre au régime de sortir renforcé d'un conflit qui perdure.
La satisfaction est d'autant plus compréhensible qu'un accord sur la réouverture du détroit d'Ormuz, si il est atteint, pourrait permettre à l'Iran de percevoir "une taxe de protection de l'environnement", générant ainsi des ressources partagées avec des pays voisins comme Oman.
Outre cet enjeu, des discussions sur la libération de milliards de dollars d'avoirs gelés sont également à l'ordre du jour, tandis que Trump semble ouvert à l'idée que l'Iran dilue son uranium enrichi sur son propre territoire. Azizi considère qu'une telle entente serait "une victoire" pour Téhéran, illustrant sa capacité à résister à une pression militaire significative.
"Le régime aurait non seulement survécu à une offensive militaire des États-Unis et d'Israël, mais en sortirait avec un accord plus avantageux que ceux proposés auparavant. "
Cependant, une issue heureuse à ces pourparlers ne résoudra pas les problèmes pressants auxquels l'Iran est confronté. "Ce n'est pas parce qu'un accord est conclu que les tensions internes disparaîtront", avertit Azizi.
Les défis politiques et économiques auxquels Téhéran doit faire face demeurent énormes. L'incapacité de l'Iran à influencer positivement situtation au Liban, où il peine à faire cesser les hostilités contre le Hezbollah, souligne des défis géopolitiques non résolus. De plus, l'isolement persistant envers ses voisins arabes met en lumière les limites de son influence régionale.
Les difficultés économiques demeurent également un sujet crucial. Selon Azizi, "quelles que soient les promesses d'accord, la République islamique devra redoubler d'efforts pour gérer une population fatiguée et relancer une économie à l'agonie." En ce sens, l'avenir apparait semé d'embûches pour les dirigeants iraniens, confrontés à des défis internes bien plus complexes que ceux liés à la paix.







