Ce mercredi 27 mai 2026, le programme du scontru d'Arritti a été officiellement annoncé à Bastia. Prévu pour le samedi 30 mai à partir de 10h30 au palais des gouverneurs, cet événement se concentrera sur le thème crucial de la "réforme constitutionnelle et des langues régionales".
Le journal Arritti met en avant son scontru annuel qui se tiendra sur la place du donjon de la citadelle. Ce dernier, centré sur des questions d'actualité et des enjeux cruciaux pour la Corse, rassemblera plusieurs intervenants de marque, dont Véronique Bertile, juriste spécialisée en droit constitutionnel, Paul Molac, député du Morbihan, et Romain Colonna, président de la Commission des compétences législatives de l'Assemblée de Corse.
Ce scontru arrive à un moment déterminant, peu avant l'examen parlementaire du projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse. En lien direct avec les préoccupations autour de la langue corse, il soulève des enjeux vitaux pour l'avenir éducatif, inquiets notamment face à la situation de Scola Corsa. François Alfonsi, directeur d'Arritti, déclare : "Notre programme, ancré dans l'actualité, est une invitation à repenser l'avenir de notre langue et de notre culture... Ce scontru est une occasion de réfléchir ensemble sur la place à accorder aux langues régionales dans notre société. Nous espérons apporter des solutions inspirées par l'exemple basque, en envisageant ce que pourrait devenir Scola Corsa dans les prochaines années."
Le parti Femu a Corsica se joint également à cet événement, en apportant son soutien. François Martinetti, son secrétaire général, exprime un optimisme palpable : "Nous savons que la majorité des Corses soutient ce projet. La mise en place de l'autonomie est cruciale pour protéger notre langue et notre identité. Cette démarche est essentielle pour notre survie culturelle."
Ce scontru est particulièrement significatif pour Arritti, qui marque également ses 60 ans d'existence le 8 décembre prochain. L'année précédente, les discussions avaient porté sur les défis liés au tourisme et à l'immobilier, mais cette année, les questions constitutionnelles et linguistiques prennent le devant de la scène, illustrant l'évolution des préoccupations au sein de la communauté.







