Du 15 au 17 juin prochain, la ville thermale d'Evian, nichée au cœur des Alpes, accueillera les chefs d'État des grandes économies mondiales : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni. Cet événement sera marqué par la présence de Donald Trump, comme l'a confirmé un responsable de la Maison Blanche.
L'ambiance s'annonce électrique, alors que Trump a récemment échangé des propos durs avec plusieurs des dirigeants qui seront présents, notamment en matière de commerce et de politique internationale. Des tensions s'ajoutent également autour de la situation en Iran, où Trump reproche à ses homologues de ne pas avoir soutenu son initiative militaire et de ne pas s'être mobilisés pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
Le forcing de Macron
Emmanuel Macron, de son côté, a déployé tous ses efforts pour convaincre le président américain de participer. « Macron souhaite vraiment que Trump y aille, il le supplie d’y aller », a confié un haut responsable de l'administration américaine à Reuters. En outre, Macron a invité Trump à un somptueux dîner au château de Versailles, après le sommet, un geste révélateur de son désir de renforcer les liens. Des sources proches de la Maison Blanche précisent qu’aucun autre dirigeant n'a été convié à ce repas exclusif.
Le gouvernement français semble prêt à tout pour garantir la présence de Trump au G7, allant même jusqu'à ajuster la date de l'événement pour accommoder son emploi du temps. Initialement fixé au 14 juin, le sommet a été déplacé pour permettre à Trump de célébrer son 80e anniversaire en assistant à un combat de MMA, montrant ainsi la volonté de Paris de s'adapter à ses besoins. Jean-Noël Barrot, ministre délégué à la Transition numérique, a indiqué que la réunion devra se concentrer sur des enjeux géo-économiques, avec des participants comprenant non seulement les membres habituels mais également des pays invités comme le Kenya, le Brésil, l'Inde et la Corée du Sud.







