Ce mardi 19 mai, Emmanuel Macron a déclaré que l'écologie est souvent perçue comme "une cible facile pour les extrêmes". Il a appelé à la nécessité d'agir sur des problématiques concrètes telles que l'électrification et l'économie circulaire.
« Ces dernières années, l'écologie a été le terrain de jeu de certaines tendances populistes », a-t-il averti, lors d'un Conseil de planification écologique inaugural au salon REuse Economy Expo, à Paris. Le président a souligné que toute décision doit s'appuyer sur des bases scientifiques solides, déclarant que "la science doit guider nos choix".
"Nous devons continuer à avancer"
Malgré les efforts, le rythme de réduction des émissions de CO2 s'est ralenti en 2024 et 2025. À cette occasion, le Premier ministre Sébastien Lecornu et une dizaine de ministres étaient présents, abordant la nécessité d’un "réveil" face à une reprise des habitudes polluantes qui renforcent les dépendances énergétiques. Macron a plaidé pour ne pas abandonner les grands objectifs, tels que la réduction de la part des énergies fossiles dans le mix énergétique français, passant de 60 % à moins de 40 % d'ici 2030. "Cela pourrait générer une économie de 20 à 40 milliards d'euros par an", a-t-il ajouté.
Le président a également insisté sur l'importance d'agir concrètement pour le soutien aux collectivités, la lutte contre la désinformation climatique, et la promotion d'une économie plus respectueuse de l'environnement. Selon des études récentes, cette approche pourrait transformer le paysage économique français, favorisant une intégration durable des pratiques écologiques.
Des experts comme Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, partagent cette vision, soulignant que le succès repose sur la collaboration entre le gouvernement et les citoyens. "Nous devons rassembler nos forces pour assurer un avenir durable", a-t-elle déclaré.







