François Asselineau, dont la situation judiciaire semblait se stabiliser après un non-lieu en 2024, se retrouve à nouveau sous le feu des projecteurs. La justice a décidé de le renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations de harcèlement et d'agression sexuelle sur des collaborateurs, ainsi qu'une tentative d'agression envers un autre.
Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), qui a récemment lancé sa campagne pour les élections présidentielles de 2027, avait été mis en examen en 2021 pour ces faits. En décembre dernier, il avait bénéficié d'un non-lieu, une décision que le parquet a ensuite contestée.
Selon l'arrêt rendu le 7 avril par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, le parquet a obtenu gain de cause. Ainsi, l'ordonnance de non-lieu a été annulée, et M. Asselineau doit désormais faire face à des accusations pénales sérieuses. Les dates de son procès n'ont pas encore été déterminées.
Âgé de 68 ans, Asselineau devra se défendre contre des accusations de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle en vertu de sa position d'autorité sur ses collaborateurs, selon des sources judiciaires, comme rapporté par Franceinfo.
Pour rappel, en 2020, deux anciens salariés de l'UPR avaient déposé plainte. Le procureur a ouvert une enquête suite à des allégations de comportement inapproprié, l'une d'elles affirmant avoir subi du harcèlement presque dès son arrivée dans l'organisation en 2019.
François Asselineau avait été placé en garde à vue en 2021 et, bien qu'il ait nié toute agression, il a reconnu avoir été insistant, admettant avoir écrit des lettres pré rédigées pour ses accusateurs, comme l'indiquait Libération.
À l'issue de la garde à vue, il a été mis en examen pour harcèlement et agressions sexuelles, mais reste inflexible quant à son innocence, qualifiant les accusations de mensonge. Son entourage a, pour sa part, évoqué une opération motivée par d'anciens employés friands de pouvoir au sein de l'UPR, qui ont tenté de provoquer sa chute depuis un certain temps.
En 2020, des membres de son équipe ont demandé sa démission, révélant des comportements jugés inappropriés, mais n'étant pas parvenus à leurs fins, ils ont souhaité qu’il se retire durant les procédures judiciaires. Asselineau, qui a atteint le sommet de sa carrière lors d'un congrès virtuel en 2020, demeure une figure controversée, prônant le retrait de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN.







