L'essentiel
La hausse des prix des carburants affecte durement les automobilistes français. Avec l'essence et le gazole atteignant en moyenne plus de 2 euros le litre, cette envolée est stimulée par un baril de Brent dépassant les 110 dollars, couplée à une fiscalité déjà lourde.
Les consommateurs peuvent s'attendre à une augmentation continue. D'après le site Carbu.com, le prix moyen du sans-plomb 98 E5 est désormais de 2,052 euros le litre, en hausse de 21,3 centimes depuis le début du mois. Le prix du sans-plomb 95 E10 est monté à 1,986 euro, accru de 25,7 centimes et le gazole a atteint 2,198 euros, une augmentation de 46,9 centimes en un mois. Mais qu'est-ce qui explique ces tarifs si élevés ? La Dépêche se penche sur les causes de cette flambée des prix à la pompe.
La principale explication réside dans la hausse des cours du baril de pétrole, consécutive à la guerre en Iran et au blocage du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour la majorité du pétrole mondial. Avant le début de ces conflits, les cours du Brent se maintenaient autour de 70 dollars le baril. Depuis mi-mars, ils n'ont cependant pas pu redescendre en dessous des 100 dollars.
Les taxes sur le carburant accentuent davantage les hausses
Le 30 mars, les prix du baril continuaient de dépasser les 110 dollars, tandis que l'Iran bloque l'accès de nombreux pétroliers au détroit d'Ormuz. Malgré les affirmations optimistes de Donald Trump sur un accord de paix, les investisseurs demeurent inquiets, anticipant des problèmes d'approvisionnement prolongés et un potentiel choc énergétique.
La situation est d'autant plus complexe en France, où l'impact des taxes sur le prix à la pompe est considérable. Près de 60 % du prix du litre d'essence ou de diesel est constitué de taxes, la TICPE représentant environ 40 % du coût, suivie d'une TVA à 20 % applicable également à cette taxe. Par conséquent, lorsque le prix du pétrole monte, la composante hors taxe augmente, de même que la TVA, ce qui accentue encore plus la facture à la pompe.







